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Le Sénat argentin assouplit la protection des zones glaciaires pour l’industrie minière

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Le Parlement a franchi une étape décisive en modifiant la législation environnementale, une réforme soutenue par le pouvoir et contestée par les défenseurs de l’écologie.

Le Sénat argentin a adopté, dans la soirée de jeudi, une révision substantielle de la loi encadrant les activités industrielles à proximité des glaciers. Le vote, acquis par quarante voix contre trente-et-une, ouvre la voie à un assouplissement des contraintes pour le secteur minier dans ces zones sensibles. Ce projet législatif, qui doit encore recevoir l’aval de la Chambre des députés, vise explicitement à accorder davantage de prérogatives aux provinces pour autoriser des projets d’extraction.

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie économique du gouvernement de Javier Milei, déterminé à amplifier la production nationale de métaux comme le cuivre, le lithium et l’argent. Les professionnels du secteur estiment que cette orientation pourrait multiplier par trois les volumes exportés d’ici la fin de la décennie. La réforme acte un changement de doctrine en redéfinissant les périmètres d’interdiction et les conditions d’exploitation dans les environnements périglaciaires.

La discussion parlementaire a été précédée, dans la matinée, par une action de protestation menée par des militants de Greenpeace. Ces derniers ont pénétré brièvement dans l’enceinte du Congrès pour y déployer une banderole réclamant la protection des réserves d’eau. L’intervention des forces de l’ordre a conduit à plusieurs interpellations, dont celle d’un journaliste présent sur les lieux. Les personnes arrêtées ont toutes été libérées dans la journée.

L’organisation écologiste a dénoncé une volonté de « modifier la loi sur les glaciers » contre l’intérêt général. De son côté, l’ancienne ministre de la Sécurité Patricia Bullrich, aujourd’hui sénatrice, a annoncé l’ouverture d’une enquête administrative concernant les conditions d’une des interpellations, jugée potentiellement disproportionnée. Le débat, qui oppose développement économique et préservation d’écosystèmes fragiles, promet de se poursuivre lors de l’examen du texte par les députés.

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