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Le RN marseillais propose une alliance à la droite pour contrer la gauche

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_**À deux mois du scrutin municipal, le candidat du Rassemblement national, Franck Allisio, invite publiquement la candidate divers droite Martine Vassal à le rejoindre en cas de ballotage défavorable, afin de barrer la route à la gauche.**_

La bataille pour la mairie de Marseille s’annonce serrée et les manœuvres d’alliances commencent à se préciser. Le candidat du Rassemblement national, Franck Allisio, a officiellement tendu la main à sa concurrente de la droite républicaine, Martine Vassal. Dans un entretien accordé à la presse ce week-end, il a proposé à la présidente de la métropole de fusionner leurs forces entre les deux tours si sa liste venait à être devancée. L’objectif affiché est de constituer un front commun pour empêcher une victoire des forces de gauche, actuellement en tête dans les intentions de vote.

Selon les dernières estimations, la liste du maire sortant, Benoît Payan, soutenue par une large coalition de gauche, et celle conduite par Franck Allisio se disputeraient la première place, créditées de scores équivalents. La liste de Martine Vassal arriverait, quant à elle, en troisième position. Dans ce contexte, le maintien de la candidate divers droite au second tour pourrait, selon l’analyse du camp nationaliste, favoriser indirectement la gauche en divisant l’électorat de droite. Franck Allisio a ainsi estimé qu’une telle décision équivaudrait à offrir la ville à ses adversaires politiques.

Cette ouverture intervient alors que Martine Vassal avait, par le passé, suscité des remous au sein de son propre camp en ne fermant pas explicitement la porte à un rapprochement avec le RN. Elle avait évoqué des convergences sur certains thèmes, comme la sécurité. Sa réaction à cette nouvelle proposition est donc très attendue, d’autant qu’une alliance explicite risquerait de provoquer de vives tensions avec une partie de ses soutiens traditionnels.

Sur l’autre rive politique, la constitution d’un front uni de la gauche paraît moins aisée. Les relations entre le maire sortant, Benoît Payan, et le député de La France insoumise, Sébastien Delogu, candidat lui aussi, se sont notablement dégradées. Le premier reproche au second une stratégie de division, rendant hypothétique toute union de leurs listes pour le second tour. Cette fragmentation à gauche pourrait mécaniquement avantager le camp qui parviendrait à mieux se structurer dans l’entre-deux-tours.

La campagne marseillaise entre ainsi dans une phase décisive où les calculs tactiques et les responsabilités de chaque candidat pèseront lourd dans l’issue finale. L’enjeu dépasse les clivages habituels et place les formations politiques devant des choix stratégiques qui façonneront le visage politique de la cité phocéenne pour les années à venir.

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