Économie
Le Rhône s’apprête à devenir une artère logistique décarbonée
L’annonce du déploiement d’une barge électrique à conteneurs d’ici 2028 marque une étape décisive pour le transport fluvial entre la Méditerranée et Lyon, dans le cadre d’une stratégie plus large de report modal et de développement portuaire.
Cette initiative, portée par l’armateur CMA CGM, vise à renforcer significativement la part du fleuve dans l’acheminement des marchandises. L’objectif est double. Il s’agit à la fois de soulager les infrastructures routières saturées et de proposer une alternative moins émettrice de CO2 pour les flux entre le grand port maritime de Fos-Marseille et la métropole lyonnaise. Le projet repose sur la mise en service d’une unité de transport hybride, d’une longueur de 185 mètres et capable de charger jusqu’à 156 conteneurs standards, soit l’équivalent d’un important convoi routier.
Sa faisabilité technique est assurée par le déploiement parallèle, le long du Rhône, de stations de recharge électrique dédiées, sous la responsabilité de la Compagnie Nationale du Rhône (CNR). L’armateur, qui a obtenu fin 2024 la sous-concession du terminal fluvial de Lyon, investit par ailleurs avec ses partenaires pour moderniser ces installations portuaires. L’ambition affichée est de doubler, d’ici à 2030, les volumes transportés par voie fluviale et ferroviaire sur cet axe, avec l’objectif de faire transiter annuellement l’équivalent de 100 000 conteneurs par le fleuve.
Cette évolution s’inscrit dans un contexte où le transport routier domine très largement, représentant environ 80% des flux de marchandises entre Marseille et Lyon. Le fleuve, aujourd’hui principalement utilisé pour le vrac, ne convoyait jusqu’à présent qu’une fraction modeste des conteneurs, alors même que son bilan carbone est bien plus favorable que celui de la route. Le projet participe ainsi concrètement au plan « Marseille en grand », qui vise à transformer le port méditerranéen en une plateforme fluvio-maritime intégrée, étendant son influence jusqu’à Lyon.
La dimension de cette transformation dépasse le seul cadre national. Les responsables y voient un moyen de consolider la position de la France comme point d’entrée décarboné vers le marché européen. Cette logique s’articule avec des projets internationaux de corridors logistiques, pour lesquels Marseille pourrait jouer un rôle clé. Pour capter ces flux et accueillir des navires toujours plus grands, le port doit en effet développer ses connexions avec l’arrière-pays, à l’image de ce qu’ont réalisé d’autres grands hubs européens comme Rotterdam ou Le Havre. La mobilisation d’un consortium regroupant des chambres de commerce, la Banque des Territoires et la CNR autour de CMA CGM témoigne de cette vision stratégique partagée.
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