Économie
Le redémarrage du plus grand site nucléaire mondial reporté pour vérifications techniques
Un incident opérationnel a conduit l’exploitant japonais Tepco à différer la remise en service de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, un projet clé pour la stratégie énergétique du pays.
La remise en exploitation de la plus vaste centrale nucléaire du globe, située dans la préfecture de Niigata au Japon, connaît un contretemps. L’opérateur Tokyo Electric Power Company (Tepco) a annoncé devoir procéder à des vérifications complémentaires sur ses installations, repoussant ainsi de quelques jours le processus de redémarrage initialement envisagé. Cette décision fait suite à la détection d’une anomalie sur un système d’alarme d’un réacteur, un problème depuis résolu selon la compagnie.
Cette centrale, à l’arrêt depuis la fermeture générale du parc nucléaire japonais consécutive à l’accident de Fukushima en 2011, constitue un élément central de la politique énergétique nationale. Le gouvernement japonais, confronté à une forte dépendance aux importations d’énergies fossiles et à des objectifs ambitieux de neutralité carbone à l’horizon 2050, mise sur un retour progressif de l’atome. Le site de Kashiwazaki-Kariwa, dont la réouverture a reçu les approbations nécessaires des autorités de régulation et des instances locales, représente à ce titre une étape majeure.
Tepco, qui gère également la centrale accidentée de Fukushima Daiichi, n’avait pas officiellement communiqué de calendrier précis pour cette remise en service. La compagnie a indiqué qu’elle procéderait à un ultime examen des équipements avant de soumettre un rapport détaillé aux autorités et d’engager les opérations de redémarrage. Ce délai supplémentaire vise à garantir le respect des normes de sécurité renforcées en vigueur depuis 2011, auxquelles quatorze autres réacteurs dans l’archipel ont déjà été conformés.
Cette annonce intervient dans un contexte où le sujet nucléaire demeure sensible au sein de la population. Des manifestations se sont tenues récemment devant le siège de Tepco à Tokyo, des collectifs citoyens réclamant une transparence absolue et des investigations approfondies sur tout dysfonctionnement. Ils estiment qu’un simple report n’est pas une réponse suffisante et qu’une défaillance significative devrait conduire à un arrêt définitif.
Le gouvernement, par la voix de la Première ministre Sanae Takaichi, réaffirme quant à lui son soutien au développement de l’énergie nucléaire civile. Cette orientation stratégique vise à répondre à une demande électrique croissante, notamment portée par le secteur des technologies numériques, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre du pays, qui figure parmi les principaux émetteurs mondiaux. Le devenir du site de Kashiwazaki-Kariwa reste ainsi étroitement lié aux impératifs de sécurité, aux débats de société et aux nécessités économiques et environnementales du Japon.
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