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Le procès de la DZ Mafia s’ouvre sous un dispositif de sécurité exceptionnel à Aix-en-Provence
_**L’audience, consacrée à un double meurtre de 2019, voit comparaître six individus, dont trois figures présumées de l’organisation criminelle marseillaise, dans un climat de très forte tension.**_
L’ouverture des débats, lundi devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône, a été marquée par des incidents immédiats. Depuis le box des accusés, l’un d’eux s’en est pris verbalement à un journaliste présent dans la salle, l’obligeant à se retirer. Peu après, le même prévenu a interrompu l’audience en s’adressant au banc de la presse, suscitant l’intervention de la présidente. Ces événements ont confirmé la nécessité du dispositif de protection déployé par les autorités judiciaires, qualifié d’inédit par le parquet général.
Les abords du palais de justice ont été sécurisés par un important dispositif policier, incluant le blocage des rues adjacentes. Cette mobilisation fait suite à des renseignements évoquant des préparatifs d’action violente en lien avec au moins un des accusés. À l’intérieur de la salle d’audience, une dizaine de policiers en tenue d’intervention et cagoulés étaient postés près du box. Les six hommes jugés, qui comparaissent pour assassinat en bande organisée, semblaient pour leur part afficher une certaine désinvolture.
Les faits remontent à la fin du mois d’août 2019. Les corps de deux hommes, abattus par balles, avaient été découverts dans une chambre d’un hôtel économique situé près de Marseille. L’une des victimes, Farid Tir, sorti de prison peu de temps auparavant, laissait supposer un règlement de comptes. L’enquête, menée par la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille, a progressivement mis en lumière les ramifications d’une organisation criminelle alors en formation.
Parmi les accusés, Karim Harrat, 37 ans, résidant aux Émirats arabes unis où il se présente comme auto-entrepreneur, est soupçonné d’avoir commandité ces homicides depuis l’étranger, ce qu’il réfute. Deux autres hommes, Zaineddine Ahamada et Adrien Faure, sont accusés d’être les auteurs matériels des faits. Enfin, Gabriel Ory et Amine Oualane sont poursuivis pour leur rôle présumé dans la préparation du meurtre, notamment en fournissant des informations sur les lieux.
Plusieurs de ces individus sont aujourd’hui identifiés par les enquêteurs comme des membres fondateurs de la DZ Mafia, une organisation devenue prééminente dans le paysage criminel marseillais. Leur implication dans d’autres dossiers en cours a contribué à forger cette réputation. L’accusation s’appuie principalement sur des témoignages, dont celui d’un repenti dont les déclarations seront au cœur des débats. L’audience, qui se déroule sans jury populaire, doit s’achever le 10 avril.
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