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Le Premier ministre Lecornu assume sa faible marge de manœuvre devant les partenaires sociaux

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Le chef du gouvernement a reconnu devant les syndicats et le patronat les contraintes politiques et budgétaires qui pèsent sur son action, une déclaration interprétée diversement mais qui n’a pas empêché l’appel à une nouvelle journée de mobilisation.

Lors d’une rencontre à Matignon mercredi, Sébastien Lecornu a livré une analyse sans fard de sa situation aux représentants des organisations syndicales et patronales. Le Premier ministre a estimé que sa capacité d’action était singulièrement limitée, tant sur le plan parlementaire que budgétaire, au point de se présenter comme le chef de gouvernement le moins doté en moyens sous la Ve République. Il a notamment souligné ne pas disposer d’une majorité de 350 députés pour soutenir son action, à la différence de son prédécesseur Édouard Philippe.

Cette franchise a été accueillie de manière contrastée par les participants. La secrétaire générale de la CGT y a vu une prise de conscience positive, tandis que le président du Medef a simplement acquiescé, jugeant le Premier ministre conscient de ses contraintes. Pour les syndicats, cependant, l’entretien n’a pas apporté les réponses concrètes attendues sur leurs revendications.

Face à cette absence d’avancée tangible, l’intersyndicale a décidé de maintenir la pression en appelant à une nouvelle journée de mobilisation le 2 octobre. D’ici là, le gouvernement devrait présenter de nouvelles propositions budgétaires et procéder à l’annonce de sa composition définitive.

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