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Le pouvoir vénézuélien tend la main à l’opposition dans un contexte de réformes et de pressions internationales

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La présidente par intérim, Delcy Rodríguez, a lancé un appel au dialogue national, tandis que son gouvernement engage des transformations économiques majeures et procède à des libérations de détenus.

La cheffe de l’État par intérim a plaidé pour la recherche d’ententes avec les formations politiques adverses, invoquant l’intérêt supérieur de la nation. Elle a insisté sur la nécessité d’un processus de concertation interne, affranchi selon elle de toute influence étrangère. Cette déclaration intervient alors que des manifestations de soutien à l’ancien président Nicolas Maduro continuent de se tenir dans la capitale et plusieurs autres villes du pays.

Parallèlement, l’exécutif a initié une série de mesures structurantes. Une réforme législative d’envergure, incluant une nouvelle loi sur les hydrocarbures, a été lancée. Son objectif affiché est d’ouvrir intégralement l’industrie pétrolière aux investisseurs privés, dans l’espoir de relancer significativement la production nationale. Les autorités estiment que cette libéralisation pourrait accroître l’extraction de brut d’au moins dix-huit pour cent dès l’année prochaine.

Sur le plan politique, les engagements de libération de prisonniers se concrétisent progressivement. Les observateurs notent toutefois que le rythme des remises en liberté reste mesuré par rapport aux annonces initiales. Cette approche se déploie dans un climat international complexe, marqué par des signaux contrastés en provenance de Washington. L’administration américaine a exprimé son intention de recevoir la dirigeante vénézuélienne, tout en maintenant un discours parfois ambigu sur son implication souhaitée avec les figures de l’opposition.

L’Assemblée nationale, où le pouvoir dispose d’une majorité absolue, devrait adopter définitivement le projet de loi sur les hydrocarbures dans un délai très court. Ce texte constitue un changement de paradigme pour un secteur historiquement dominé par l’État et ses entreprises mixtes. Il reflète la volonté des autorités actuelles d’attirer des capitaux étrangers pour moderniser des infrastructures énergétiques vieillissantes.

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