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Le Parlement adopte définitivement la loi climat, très critiquée par les ONG

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Face à « l’urgence climatique », le Parlement a définitivement adopté mardi le projet de loi climat, un « tournant écologique » vanté par le gouvernement mais vivement critiqué par les ONG et la gauche pour son « manque d’ambition ».

Inspiré des travaux des 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat, ce texte dense a été largement soutenu à l’Assemblée par 233 voix contre 35, après une adoption à main levée au Sénat à majorité de droite.

Un compromis avait été trouvé entre les deux chambres à l’issue de longues tractations il y a une semaine.

« Fruit d’un exercice démocratique inédit initié par la Convention citoyenne pour le climat », cette loi « va faire rentrer l’écologie dans nos vies et préserver l’environnement dans nos gestes du quotidien », s’est réjoui le Premier ministre Jean Castex sur Twitter.

Devant les parlementaires, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a loué une « immense bascule culturelle » et une écologie de « bon sens » avec des mesures comme la suppression de lignes aériennes intérieures en cas d’alternatives en train de moins de 2H30 ou l’interdiction de mise en location des « passoires thermiques » – logements classés G et F – en 2025 et 2028.

Elle a évoqué les inondations dévastatrices en Allemagne et en Belgique pour appeler à la mobilisation en ces « temps troublés et difficiles » d’une « planète à bout de souffle ».

Le gouvernement se retrouve toutefois en porte-à-faux avec des membres de la Convention citoyenne et les ONG environnementales qui dénoncent le « détricotage » de leurs propositions et une loi de « renoncements ».

Après plusieurs marches pour « une vraie loi climat », une nouvelle manifestation a eu lieu mardi près de l’Assemblée contre un texte de « petits pas » durant un « quinquennat perdu pour le climat ».

Présenté début 2021, le projet de loi traduit une partie des 146 propositions de la Convention qu’avait retenues Emmanuel Macron. Le volet constitutionnel, afin de graver par référendum le climat dans la Loi fondamentale, a lui été abandonné faute d’accord entre les deux chambres.

Associé à d’autres textes et au plan de relance, ce projet de loi climat « permet » à la France « de tendre vers l’objectif de -40% » des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport à 1990, assure-t-on au ministère de la Transition écologique, qui promet une « application » du texte « au plus vite ».

Autres mesures « nécessaires »

Mais le Haut Conseil pour le climat, une instance indépendante, et le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative française, émettent de sérieux doutes sur la capacité de l’Etat à respecter ses engagements de l’accord de Paris de 2015.

Cette loi « permet de fixer un cap » mais « des mesures complémentaires seront nécessaires », a estimé la rapporteure LR du Sénat Marta de Cidrac.

D’autant que la trajectoire française devrait être plus exigeante encore, avec le nouveau paquet climat dévoilé par l’Union européenne.

La Commission, qui vise une baisse des émissions du continent de 55% en 2030 par rapport à 1990, plaide pour l’interdiction de la vente de véhicules thermiques dès 2035 – une loi française de 2019 vise 2040.

En attendant, le projet de loi a déjà donné lieu à de nombreux bras de fer.

Contre une « écologie punitive », la droite sénatoriale a ferraillé jusqu’au bout pour tenter de retarder le déploiement en 2025 de zones à faibles émissions, sans véhicules polluants, dans les agglomérations de plus de 150.000 habitants.

Les sénateurs ont renforcé certains volets comme la publicité, avec l’interdiction à l’horizon 2028 des publicités pour les véhicules les plus polluants, afin de préparer les consommateurs à la fin de leur mise sur le marché.

Marqué par le mouvement des « gilets jaunes », né d’une taxe sur les carburants, le gouvernement a régulièrement souligné la nécessité d’articuler « ambition écologique » et « acceptabilité sociale ».

La mise en place éventuelle d’une écotaxe poids lourds sera limitée aux régions volontaires, voire frontalières comme l’Alsace.

Côté agriculture, une taxe sur les engrais azotés n’est qu' »envisagée » si les objectifs de réduction d’émissions ne sont pas atteints.

« Malgré quelques victoires symboliques » comme la généralisation d’un menu végétarien hebdomadaire dans les cantines, ce texte « nous laisse un sentiment de gâchis », juge l’ONG WWF France.

A l’Assemblée,  la gauche et les non-inscrits à la sensibilité écolo comme Cédric Villani ont voté contre un « catalogue d’ajustements ». Le PS a même défendu en vain une motion de rejet.

A droite, les LR s’inquiètent d’une « judiciarisation » des enjeux environnementaux, critiquant notamment le délit « d’écocide » prévu dans la loi.

Planète

Sète : Une « déchèterie à ciel ouverte » avenue de la Méditerranée

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Depuis plusieurs mois, des citoyens alertent Sète Agglôpole Méditerranée le concernant l’accumulation de déchets dans l’espace public, à différents endroits. L’un de ces sites marquant : l’avenue de la Méditerranée.

Ils en appellent à l’aide alors que l’Agglopôle ferme les yeux. Des riverains auraient contacté les services de Sète Agglopôle devant un état de fait devenu insupportable. L’accumulation de déchets sur les bords de route. Aline Javelot, riveraine, a décidé de contacter notre journal afin de rendre cette situation visible : « Du côté de l’avenue de la Méditerranée, normalement entretenue par Sète Agglôpole Méditerranée, il y a énormément de déchets. Ces déchets sont là depuis très longtemps sur le bas côté. Ce sont des déchets en tout genre ».

Au delà des questions d’hygiènes, ce qui inquiète les habitants c’est la pollution qu’entraîne ces déchets. Si Aline Javelot la constate depuis 1 an, elle assure que cette « déchèterie à ciel ouverte » est présente depuis bien plus longtemps.

Aline Javelot l’assure, elle a contacté les services de Sète Agglôpole Méditerranée en mars 2021 puis en juin 2021, hélas toujours sans réponse de la part de la communauté d’agglomération. 

Le silence de l’Agglopôle

« Ce qui m’interpelle, c’est que malgré le fait que plusieurs riverains et moi-même avons alerté l’agglo, rien ne change. Les service de ramassage passent et ne font rien, alors qu’on ne peut pas ne pas voir », nous confie Aline Javelot. La question des déchets revient souvent sur la table sur le bassin de Thau. De nombreuses associations organisent des ramassages réguliers afin de préserver l’environnement de cette pollution constante.

Le silence de l’agglopôle, dont c’est la mission, déplait. Pour Aline Javelot, il y a une incohérence : « Sur leur site, ils mettent en avant la protection de l’environnement, la protection du bassin de Thau, alors il y a quand même une petite dichotomie », explique t-elle. De plus, cette citoyenne nous confie : « Les services de ramassages passent pour ramasser les poubelles mais par contre ils laissent sur place tous les déchets. En juin, ils ont tondu les côté en laissant les déchets en place. Je l’ai signalé à l’agglo, mais rien n’a été fait ».

Face à ce problème écologique, Aline Javelot a décidé d’organiser un ramassage des déchets avec l’aide d’associations sétoises. Le ramassage citoyen aura lieu prochainement.

Contactée à plusieurs reprises par notre rédaction, Sète Agglôpole Méditerranée n’a pas souhaité répondre à nos questions.

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195 pays se penchent sur des prévisions climatiques cruciales pour le succès de la COP26

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Alors que déluges et incendies ravagent le monde à un rythme effréné, 195 pays ont commencé lundi l’adoption des nouvelles prévisions des experts climat de l’ONU, un rapport « crucial pour le succès » de la conférence climat COP26 de novembre.

Sept ans après la dernière évaluation, ce nouveau rapport du Giec tombe au milieu d’une avalanche de catastrophes qui ont remis les impacts du dérèglement climatique à la Une, des précipitations exceptionnelles en Chine et en Allemagne aux températures délirantes au Canada.

« Depuis des années, nous avions prévenu que c’était possible, que tout ça allait arriver », a insisté la responsable climat de l’ONU, Patricia Espinosa, lors de la cérémonie d’ouverture lundi.

A moins de 100 jours de la COP26 à Glasgow (Ecosse) en novembre, « je dis ceci aux décideurs: la science ne permet pas de voir le monde comme on voudrait qu’il soit, elle montre le monde tel qu’il est. Ce n’est pas de la politique, c’est la réalité », a-t-elle ajouté.

Et « la réalité est que nous ne sommes pas en bonne voie pour respecter l’objectif de l’accord de Paris de limiter le réchauffement à +1,5°C d’ici la fin du siècle. En fait nous sommes sur le chemin opposé, nous nous dirigeons vers plus de +3°C. Nous devons changer de direction de façon urgente avant qu’il ne soit trop tard », a-t-elle martelé.

« Ce rapport d’évaluation est crucial pour le succès de la conférence climat de Glasgow »,  a renchéri le patron de l’Organisation météo mondiale, Petteri Taalas.

Images choc

Malgré le choc des images des catastrophes, certains craignent que le regain d’intérêt pour le climat ne soit que passager alors que des actions cruciales pour l’avenir de l’humanité sont réclamées aux dirigeants de la planète lors de cette réunion reportée d’un an à cause du Covid-19.

« Dès que ces tragédies seront terminées, nous oublierons probablement à nouveau et continuerons comme avant », s’est notamment inquiétée sur Twitter la militante Greta Thunberg, qui a entraîné des millions de jeunes dans les rues ces dernières années pour réclamer aux gouvernements de réduire drastiquement et immédiatement les émissions de gaz à effet de serre.

Le rapport du Giec, attendu le 9 août, dont le « résumé pour les décideurs » va être négocié ligne par ligne à huis clos en virtuel pendant deux semaines, doit mettre à jour son évaluation et ses prévisions climatiques: hausse de la température mondiale, augmentation du niveau des océans, intensification des événements extrêmes.

Deux autres volets doivent être publiés début 2022. Celui sur les impacts, a obtenu une version préliminaire, montre comment la vie sur Terre sera inéluctablement transformée d’ici à trente ans, voire plus tôt. Mais il n’arrivera qu’après la COP26.

En signant l’Accord de Paris en 2015, la quasi totalité des pays de la planète se sont engagés à réduire les émissions de CO2 pour limiter le réchauffement « bien en deçà » de +2°C par rapport à l’ère pré-industrielle, si possible +1,5°C.

Rester sous +1,5°C?

Alors que la planète s’est déjà réchauffée d’environ 1,1°C et que chaque fraction de degré en plus apporte son lot d’événements extrêmes supplémentaires, ce seuil de +1,5°C est depuis devenu l’objectif prioritaire de nombreux militants et responsables politiques.

Mais peut-on y arriver? C’est l’une des questions auxquelles devrait répondre l’évaluation par le Giec de milliers d’études scientifiques les plus récentes.

Si certains doutent que le défi puisse être relevé, d’autres –parfois par peur de décourager– insistent pour dire que ce n’est pas impossible.

« Limiter le réchauffement à +1,5°C est encore physiquement, techniquement et économiquement possible. Mais pas pour longtemps si nous continuons à agir trop peu et trop tard », estime Kaisa Kosonen, de Greenpeace.

« Le Giec nous a dit ce à quoi l’ambition doit ressembler: que chaque pays dans le monde s’engage à la neutralité carbone et détaille le plan pour y parvenir », a insisté lundi Joyce Msuya, directrice exécutive adjointe de l’ONU-Environnement, lors du coup d’envoi des négociations.

Pour espérer ne pas franchir le seuil de +1,5°C, il faudrait réduire chaque année les émissions de 7,6% en moyenne, entre 2020 et 2030, selon l’ONU.

Et si 2020 a vu une baisse de cette ampleur en raison de la pandémie de Covid-19, un rebond est attendu. Et l’Agence internationale de l’énergie prédit même des émissions record d’ici 2023, vu la faible part des plans de relance consacrée aux énergies propres.

« Mais si on n’y arrive pas, si on peut arriver à 1,6°C c’est mieux que 1,7°C, et 1,7°C, c’est mieux que 1,8°C », note le climatologue Robert Vautard, un des auteurs du Giec.

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Europe

Des cheveux pour nettoyer les océans: les coiffeurs britanniques s’engagent pour la planète

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Un collectif d’écologistes encourage les salons de coiffure du Royaume-Uni à  recycler les cheveux pour nettoyer les marées noires, faire du compost ou produire de l’énergie.

Car Londres a beau être à l’avant-garde dans le domaine de la coiffure, la capitale britannique est à la traîne pour le recyclage des déchets produits par ce secteur.

Dans un salon de l’est de la capitale, Fry Taylor, l’un des fondateurs du Green Salon Collective s’apprête à démontrer comment utiliser des cheveux pour fabriquer des filtres dépolluants.

Il verse de l’eau dans un réservoir puis y rajoute de l’huile de moteur et déroule ensuite un filet en coton qu’il bourre de cheveux. Une fois le “boudin” achevé, il le fait glisser sur la surface de l’eau contaminée et quelques secondes plus tard, elle est à nouveau propre. “Les cheveux absorbent naturellement l’huile et la retiennent”, explique-t-il.

Selon les experts, un kilo de cheveux absorbe jusqu’à 8 litres de pétrole. L’idée de les utiliser comme filtres dépolluants vient des Etats-Unis et a été testée un peu partout dans le monde pour absorber les hydrocarbures en mer, comme lors de la marée noire provoquée par le naufrage d’un pétrolier japonais au large de l’île Maurice en juillet 2020.

Lors de la création du collectif l’été dernier, le Royaume-Uni était très en retard en termes de recyclage, selon Fry. “L’infrastructure pour recycler ces déchets n’existe pas ici », explique-t-il. “Nous n’allons pas attendre cinq ou dix ans que les gouvernements mettent ces systèmes en place, nous allons le faire nous-mêmes”.

Taxe verte

Selon le collectif, les déchets produits par l’industrie de la coiffure au Royaume-Uni peuvent remplir 50 stades de football par an et la plupart, y compris le papier aluminium, les tubes de couleur et 99% des cheveux coupés, sont envoyés en décharge.

Autre gros problème: les déchets chimiques tels que produits de teinture, décolorants et solutions de lissage. “Actuellement, environ 30.000 salons et 100.000 coiffeurs indépendants versent des quantités massives de peroxyde d’hydrogène, d’ammoniac et autres produits dans l’évier », explique Fry. Le collectif encourage les salons à récolter ces produits, qui sont envoyés dans une centrale pour produire de l’énergie.

Dans son salon de coiffure à Spitalfields, un quartier branché de la capitale, Adam Reed explique fièrement à une cliente son système de recyclage. Ce coiffeur à la renommée internationale dit avoir été “époustouflé” par ce que lui a appris le Green Salon Collective. “Grâce à eux, je me suis rendu compte que la durabilité dans les salons de coiffure était quelque chose qui manquait et que c’est facile à intégrer dans notre fonctionnement quotidien », dit-il, après avoir réalisé « l’énormité du problème ».

“C’est tout simple, nous avons différentes poubelles, toutes étiquetées », explique-t-il. Cheveux, équipements de protection, métaux, papiers et plastiques ont chacun la sienne. Le salon recycle aussi les restes de produit de teinture. Adam Reed facture à ses clients une taxe verte d’une ou deux livres, avec une réponse “très positive”. Les salons versent 120 livres (environ 140 euros) pour rejoindre le collectif.

« Super aliment »

Autre usage écolo des cheveux: le compostage. Ils sont riches en azote, ce qui en fait un complément idéal à l’engrais.

Ryan Crawford, propriétaire d’un salon à Milton Keynes, à 80 km au nord de Londres et membre du collectif, expérimente avec les légumes dans son jardin.

Par une journée ensoleillée de juillet, il montre deux jeunes pousses de chou: l’une, entourée de cheveux, est intacte et l’autre, plantée sans cheveux, squelettique et rongée. “Les cheveux forment une barrière protectrice autour de la base des jeunes pousses et tiennent ainsi les limaces et les escargots à distance,” explique Ryan, qui ajoute également les cheveux directement dans le sol pour en retenir l’humidité, « un super aliment pour la terre ».

En un an, 600 salons au Royaume-Uni et en Irlande ont rejoint le collectif, qui a récolté environ 500 kilos de cheveux. Ils ont été utilisés pour nettoyer une marée noire en Irlande du Nord en mai et des voies navigables, et du compostage. Le collectif a également récolté 3,5 tonnes de métal, en cours de recyclage. Et il espère à présent exporter le modèle à large échelle vers d’autres pays d’Europe

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