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Culture

Le Parc de Preljocaj, un ballet intemporel renaît avec les danseurs de demain

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Le chorégraphe Angelin Preljocaj réactive son œuvre emblématique, créée il y a plus de trente ans pour le Ballet de l’Opéra de Paris, en la confiant à une nouvelle distribution. Une transmission qui insuffle une vitalité renouvelée à cette exploration chorégraphique des jeux de l’amour.

La scène du Palais Garnier se prépare à accueillir une renaissance. Le ballet *Le Parc*, pièce majeure du répertoire d’Angelin Preljocaj, retrouve les planches dans une version interprétée par une nouvelle génération de danseurs de l’Opéra de Paris. Pour la majorité d’entre eux, dont plusieurs étoiles qui endossent pour la première fois en public les rôles de solistes, il s’agit d’une découverte. Le chorégraphe voit dans ce renouvellement bien plus qu’une simple reprise. Il y perçoit la capacité de l’œuvre à se réinventer au contact des sensibilités contemporaines, portées par des interprètes dont le corps est imprégné des réalités d’aujourd’hui.

Sur un plateau évoquant la rigueur géométrique d’un jardin à la française, neuf couples se livrent à une suite de tableaux où la séduction, l’attraction et la retenue s’expriment par le mouvement. Les relations entre les individus, et plus spécifiquement la redéfinition des rapports amoureux, trouvent ici une résonance particulière. Le ballet, inspiré par les romans classiques des XVIIe et XVIIIe siècles, conserve sa structure initiale, notamment son célèbre pas de deux final d’une grande sensualité. La partition musicale, mêlant des concertos de Mozart à des compositions de Goran Vejvoda, accompagne cette mécanique des sentiments.

Artiste prolifique et ouvert sur d’autres disciplines, Angelin Preljocaj poursuit parallèlement un dialogue fécond avec les arts visuels. Une prochaine création, prévue au Musée d’Orsay, témoignera de cet engagement. Pour le chorégraphe, cette curiosité incessante et cette faculté à s’émerveiller demeurent le socle d’une carrière longue et riche. Transmettre une œuvre comme *Le Parc* tout en continuant d’inventer constitue à ses yeux un privilège. Cette double dynamique, entre héritage et prospective, définit le parcours d’un créateur pour qui la maturité artistique s’enrichit d’une permanente fraîcheur du regard.

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