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Société

Le ministre de l’Intérieur s’apprête à sanctionner un édile périgourdin

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_**Le chef de l’administration territoriale a demandé la convocation d’un maire de Dordogne, dont les déclarations publiques ont suscité une vive réprobation.**_

La procédure disciplinaire est désormais engagée. Le ministre de l’Intérieur a fait savoir qu’il examinait la possibilité de prononcer des sanctions à l’encontre du premier magistrat de la commune d’Augignac. Ces mesures pourraient conduire à une suspension temporaire de ses fonctions, voire à son éviction définitive. Cette décision fait suite à des écrits publiés par l’élu sur les réseaux sociaux, qualifiés d’antisémites par le ministère.

L’autorité préfectorale a été chargée de convoquer l’intéressé pour un entretien au cours duquel la gravité de ses propos lui sera signifiée. Le ministère estime que de telles déclarations sont incompatibles avec l’exercice d’un mandat municipal et portent atteinte à l’autorité morale requise pour cette fonction. L’entretien préfectoral constituera l’ultime étape avant la décision ministérielle.

Les faits remontent au début du mois de décembre. L’édile avait apposé un commentaire injurieux sous une publication en ligne d’un quotidien national, à propos de la participation israélienne à un concours musical européen. Interrogé par l’Agence France-Presse, le maire concerné a présenté ses excuses, affirmant avoir agi sous le coup de l’émotion et avoir méconnu la portée antisémite du terme employé, qu’il disait considérer comme un simple argot. Il a reconnu la maladresse de sa réaction.

Outre la procédure administrative, une suite judiciaire a d’ores et déjà été donnée à cette affaire. Le parquet a convoqué l’élu pour une comparution en janvier prochain, dans le cadre d’une poursuite pour injure publique à caractère raciste. Une amende de 500 euros a été prononcée à son encontre. Par ailleurs, le Parti socialiste, auquel l’élu appartenait, a pris la décision de l’exclure de ses rangs, condamnant fermement ses déclarations.

Le cadre légal permet au ministre de l’Intérieur de prononcer, par arrêté, une suspension n’excédant pas un mois. La révocation, une mesure plus lourde, nécessite un passage en Conseil des ministres et entraîne une inéligibilité d’une année. La décision finale interviendra après l’audition préfectorale.

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