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Société

Le macronisme à l’épreuve du terrain à Nevers

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L’élection municipale dans la ville nivernaise cristallise les fractures et les désillusions au sein de la majorité présidentielle, tandis que les formations traditionnelles tentent de retrouver une influence locale.

À Nevers, la campagne pour les prochaines municipales prend des allures de test grandeur nature pour le projet politique porté par Emmanuel Macron. Denis Thuriot, le maire sortant, ancien socialiste rallié très tôt à La République en Marche, brigue un nouveau mandat. Sa stratégie consiste à mettre en avant son bilan local tout en estompant son étiquette partisane, préférant la marque « Nevers à venir ». Il évoque sa relation avec le chef de l’État comme un levier au service du développement de la cité, notamment pour son université.

Cette posture ne suffit pas à masquer les dissensions. Deux de ses anciens proches collaborateurs, Xavier Morel et Amandine Boujlilat, ont décidé de lui faire concurrence avec des listes distinctes. Ils incarnent un désenchantement certain envers le macronisme, qu’ils jugent éloigné de ses promesses initiales de renouvellement. L’entrepreneur et l’ancienne première adjointe dénoncent un retour aux fonctionnements traditionnels des partis et estiment que l’expérience a tourné court.

Cette fragmentation au sein du camp présidentiel ouvre un espace que les partis établis entendent occuper. À gauche, le Parti socialiste, les écologistes et le Parti communiste français ont uni leurs forces derrière une liste commune, espérant reconquérir un électorat déçu par le virage perçu à droite du maire sortant. Les Républicains, de leur côté, présentent également leur propre candidat, rejetant l’idée d’une politique sans étiquette et misant sur des thèmes comme la sécurité.

Dans ce paysage électoral recomposé, Denis Thuriot défend toujours l’idée d’un rassemblement transcendant les clivages habituels, arguant que la quasi-totalité des décisions municipales sont prises à l’unanimité. Le scrutin de mars prochain dira si cette vision résiste à la poussée des critiques et au retour des logiques partisanes.

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