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Le Japon relance le plus puissant réacteur nucléaire au monde après un faux départ

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L’opérateur Tepco a procédé ce lundi au redémarrage d’un réacteur de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, une étape cruciale pour la politique énergétique du pays, après un incident technique ayant interrompu une première tentative en janvier.

Un réacteur de la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, la plus puissante au monde en capacité installée, a été remis en service ce lundi. Cette opération, conduite par l’électricien Tokyo Electric Power Company (Tepco), marque la reprise effective du processus après un arrêt technique survenu fin janvier. À cette date, le démarrage avait dû être suspendu en raison du déclenchement intempestif d’une alarme de surveillance électrique.

L’incident, qualifié d’erreur de configuration par la direction du site, n’a pas remis en cause la sûreté des installations. Les paramètres du système d’alerte ont depuis été ajustés, permettant la reprise des procédures. L’exploitation commerciale de l’unité est prévue à partir de la mi-mars. Cette centrale, située sur la côte occidentale de l’archipel, était à l’arrêt depuis la décision de suspendre l’ensemble du parc nucléaire japonais suite à l’accident de Fukushima en 2011.

Cette relance s’inscrit dans une stratégie énergétique nationale visant à réduire la dépendance aux importations d’hydrocarbures et à atteindre les objectifs de neutralité carbone fixés pour 2050. Le gouvernement mise sur le nucléaire pour répondre à une demande électrique croissante, notamment portée par le développement des technologies numériques. À ce jour, quatorze réacteurs ont été reconnectés au réseau après le renforcement substantiel des normes de sécurité.

L’initiative suscite toutefois des divisions au sein de la population locale. Une récente enquête indique qu’une majorité des résidents de la préfecture de Niigata s’oppose à cette réouverture. Des collectifs citoyens ont déposé une pétition rassemblant des dizaines de milliers de signatures, invoquant les risques sismiques sur cette zone. Pour Tepco, il s’agit du premier redémarrage d’une installation dont il a la charge depuis la catastrophe de Fukushima, un symbole fort dans le paysage énergétique nippon.

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