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Politique

Le gouvernement resserre la prise en charge des frais hospitaliers

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_**Le ministère de la Santé a acté une série de hausses tarifaires pour les patients, visant à alléger les dépenses de l’assurance-maladie. Ces mesures, qui entreront en vigueur dès le mois prochain, suscitent des critiques quant à leur impact sur les ménages les plus modestes.**_

Une série de textes réglementaires, dont un décret et plusieurs arrêtés, doit être publiée prochainement pour modifier le paysage du reste à charge en matière de santé. L’objectif affiché est de réaliser des économies substantielles pour les comptes de la Sécurité sociale. Plusieurs postes de dépenses sont concernés par cette révision à la hausse.

Le forfait journalier hospitalier, qui correspond aux frais d’hébergement, sera majoré de trois euros, passant ainsi à vingt-trois euros par jour. Une augmentation similaire, de deux euros, est prévue pour les services de psychiatrie, où ce montant atteindra dix-sept euros. Parallèlement, le forfait appliqué aux passages aux urgences sans hospitalisation sera rehaussé, évoluant de 19,61 à 23 euros. En avril, une autre contribution, la participation forfaitaire liée aux actes coûteux, connaîtra également une augmentation, de vingt-quatre à trente-deux euros.

Ces nouvelles dispositions s’appliqueront à compter du premier mars, à l’exception de certaines catégories de patients. Les femmes enceintes à terme, les nouveau-nés et les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire en seront exonérés. Pour la majorité des assurés, ces coûts supplémentaires sont normalement couverts par leur mutuelle, dans le cadre des contrats dits responsables. Toutefois, une partie de la population, estimée à environ 2,5 millions de personnes ne disposant pas de couverture complémentaire, devra les assumer directement.

Du côté des organisations syndicales, la mesure est vivement contestée. L’Union nationale des syndicats autonomes a qualifié cette décision d’injuste et d’irresponsable socialement, pointant le risque d’une hausse mécanique des cotisations des complémentaires et l’impact négatif sur les foyers aux revenus modestes, mais situés juste au-dessus des seuils d’aide.

Le gouvernement, par la voix du ministère de la Santé, défend une mesure présentée comme nécessaire pour rééquilibrer les finances publiques. Elle permettrait, selon ses estimations, de générer 400 millions d’euros d’économies en 2026, et 450 millions en régime de croisière. L’exécutif estime que cette réforme, en corrigeant la baisse de la participation des organismes complémentaires au financement hospitalier, sera sans conséquence tangible pour la grande majorité des assurés.

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