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Politique

Le gouvernement français sous pression face à la fronde des compagnies aériennes

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La hausse controversée de la taxe sur les billets d’avion pourrait être suspendue, alors que Ryanair réduit drastiquement son offre en France.

Les récentes décisions de Ryanair, qui a annoncé la suppression de trois dessertes régionales et près de 750 000 sièges pour la saison hivernale, ont relancé le débat sur la fiscalité du transport aérien. Cette mesure intervient en réaction à l’augmentation de la taxe de solidarité sur les billets d’avion, passée de 2,63 à 7,40 euros pour les vols intérieurs et européens. La compagnie irlandaisse menace désormais de réduire davantage ses investissements en France si le gouvernement maintient cette disposition.

Au sein de l’exécutif, les positions divergent. La ministre déléguée au Tourisme a reconnu publiquement les effets négatifs de cette mesure sur le trafic aérien, tout en précisant qu’elle ne soutenait pas une suppression pure et simple de la taxe. Le ministre chargé des Transports, quant à lui, plaide pour un moratoire, le temps d’évaluer les conséquences économiques et de finaliser les arbitrages budgétaires pour 2026.

Cette situation illustre les tensions entre les impératifs écologiques, souvent invoqués pour justifier la taxation du secteur aérien, et les réalités économiques, alors que les compagnies low-cost jouent un rôle clé dans la desserte des territoires. Le gouvernement se trouve ainsi confronté à un dilemme, entre préservation de la compétitivité du transport aérien et respect de ses engagements environnementaux.

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