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Politique

Le gouvernement français sous pression après les coupes drastiques de Ryanair

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La hausse de la taxe aérienne divise l’exécutif, tandis que les compagnies menacent de réduire leurs activités en France.

Face aux récentes annonces de Ryanair, qui a décidé de supprimer trois liaisons régionales et près de 750 000 sièges pour la saison hivernale, le gouvernement semble hésiter sur le maintien de la taxe de solidarité sur les billets d’avion. Introduite en mars dernier, cette mesure a entraîné une augmentation significative des coûts pour les passagers, passant de 2,63 à 7,40 euros sur les vols intérieurs et européens.

La réaction des compagnies aériennes ne s’est pas fait attendre. Ryanair, en particulier, a justifié ses décisions par l’impact financier de cette taxe, allant jusqu’à menacer de réduire davantage ses investissements en France si le dispositif n’était pas revu. Une position qui a visiblement trouvé un écho au sein de l’exécutif.

La ministre déléguée au Tourisme a reconnu publiquement que cette fiscalité pouvait freiner le développement du trafic aérien. Bien qu’elle ait par la suite nuancé ses propos, ses déclarations ont relancé le débat sur l’opportunité de cette mesure. Le ministre chargé des Transports, quant à lui, plaide pour une pause dans l’augmentation des prélèvements, le temps d’évaluer les conséquences économiques.

Cette situation illustre les tensions entre les impératifs écologiques et les réalités du secteur aérien, alors que le gouvernement doit finaliser son projet de budget pour 2026. Les arbitrages à venir seront déterminants pour l’avenir des liaisons aériennes régionales, déjà fragilisées par ces annulations.

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