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Le gouvernement britannique confronté à la crise des hôtels accueillant des demandeurs d’asile

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La politique d’hébergement hôtelier des migrants provoque une tension sociale croissante outre-Manche, tandis que le pouvoir tente de trouver des solutions alternatives face aux protestations populaires et aux contraintes judiciaires.

Plus de trente-deux mille demandeurs d’asile sont actuellement logés dans des établissements hôteliers à travers le Royaume-Uni, selon les derniers chiffres officiels. Cette situation engendre des coûts considérables pour les finances publiques et suscite une opposition grandissante au sein de la population. Récemment, la justice a ordonné la fermeture temporaire d’un hôtel situé dans la banlieue nord de Londres, après plusieurs semaines de mobilisation citoyenne.

Des manifestations, parfois émaillées de tensions, se sont multipliées ces derniers mois devant les structures d’accueil, notamment après qu’un résident a été inculpé pour des faits présumés sur une mineure. Les autorités locales, soutenues par certains leaders politiques, réclament désormais le transfert des migrants vers d’autres types d’hébergement. Le parti Reform UK, formation anti-immigration, encourage ouvertement ces mouvements de protestation et appelle à une pression accrue sur les municipalités.

Le gouvernement se trouve pris entre ses obligations légales – la loi sur l’immigration de 1999 impose en effet de fournir un logement aux demandeurs d’asile pendant l’examen de leur dossier – et la nécessité de calmer une frange de l’opinion publique de plus en plus hostile. Le Premier ministre a promis de mettre un terme à ce système d’accueil onéreux d’ici à la fin de la décennie, mais les arrivées continuent de affluer par la Manche.

Des voix s’élèvent pour réclamer une accélération du traitement des dossiers et le développement de solutions de logement plus durables, en collaboration avec les collectivités territoriales. La question reste entière quant au devenir des personnes actuellement hébergées dans les hôtels concernés par les fermetures.

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