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Le drame silencieux des civils pris au piège à Gaza

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Près de 800 victimes depuis mai dans des files d’attente pour l’aide humanitaire, selon les Nations unies, tandis que les négociations de trêve patinent.

La situation humanitaire dans la bande de Gaza atteint des niveaux critiques, avec un bilan humain qui ne cesse de s’alourdir. Les Nations unies ont recensé près de 800 morts parmi les civils tentant d’accéder à l’aide alimentaire et médicale entre fin mai et début juillet. La majorité des victimes ont été touchées par des tirs à proximité des points de distribution, selon les observations onusiennes.

Les opérations de secours, essentielles pour les deux millions d’habitants du territoire soumis à un blocus strict, sont au cœur des discussions entre Israël et le Hamas, engagées sous médiation qatarie. Les pourparlers visent à instaurer une trêve de soixante jours, incluant la libération d’otages israéliens détenus dans l’enclave palestinienne. Toutefois, les positions des deux camps restent éloignées. Les autorités israéliennes conditionnent tout accord durable au désarmement du mouvement islamiste, tandis que celui-ci exige un retrait militaire complet et des garanties sur la pérennité d’un cessez-le-feu.

Sur le terrain, les incidents se multiplient. Vendredi encore, une vingtaine de Palestiniens ont péri dans des opérations militaires, dont une dizaine aux abords d’un site d’aide humanitaire près de Rafah. L’armée israélienne affirme avoir ajusté ses procédures après plusieurs épisodes meurtriers, tout en justifiant ses tirs par la nécessité de neutraliser des « menaces ». Les organisations internationales, quant à elles, dénoncent une gestion sécuritaire des distributions, confiées à une entité locale contestée pour ses liens supposés avec les forces israéliennes.

Dans le sud de Gaza, les combats se poursuivent malgré les appels à la désescalade. Les forces israéliennes ont annoncé la destruction d’un réseau de tunnels et la saisie d’armes à Khan Younès, où les conditions de vie se dégradent inexorablement. Les témoins décrivent une zone sous pression constante, marquée par des frappes aériennes et des tirs d’artillerie.

Alors que les négociations butent sur des divergences structurelles, la communauté internationale s’inquiète d’une prolongation du conflit, dont le coût humain ne fait que croître. Plus de 57 000 Palestiniens et 1 200 Israéliens ont perdu la vie depuis le 7 octobre 2023, selon les bilans officiels. Les espoirs d’une issue diplomatique reposent désormais sur des compromis encore incertains, tandis que la population civile paie le prix fort.

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