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Le dossier médical partagé, une réforme qui crispe la profession
L’obligation de renseignement du DMP, assortie de sanctions financières, suscite une vive opposition chez les médecins libéraux. Ils dénoncent un outil numérique jugé peu performant et complexe à utiliser.
L’adoption du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026 a provoqué une levée de boucliers au sein de la médecine de ville. Un article du texte prévoit en effet que les praticiens pourraient être sanctionnés d’une amende pouvant atteindre dix mille euros par an s’ils ne versent pas systématiquement dans le dossier médical partagé (DMP) les documents relatifs à leurs patients, tels que les ordonnances ou les comptes-rendus de consultation. Une autre disposition les obligerait à consulter ce dossier avant de prescrire certains actes onéreux, sous peine de sanctions similaires.
Les organisations syndicales, à l’image de la Confédération des syndicats médicaux français, estiment cette approche inacceptable. Elles jugent que contraindre les médecins par la menace de pénalités, sans leur fournir au préalable un outil technique pleinement opérationnel, constitue une méthode contre-productive. Le dossier médical partagé, pierre angulaire du dispositif « Mon espace santé », peine en effet à convaincre sur le terrain après des années de développement.
Plusieurs praticiens soulignent les lacunes persistantes de la plateforme. Ils évoquent une interface jugée peu intuitive, une ergonomie datée et une fiabilité aléatoire, avec des dysfonctionnements récurrents. Au-delà des problèmes techniques, le principal écueil réside dans le faible taux de remplissage. De nombreux professionnels de santé n’alimentent pas encore le dossier, ce qui en limite considérablement l’utilité clinique au quotidien. Certains médecins qui le consultent régulièrement déplorent également la masse d’informations non triées, qui complique l’accès aux données pertinentes.
Face à ces critiques, le ministère de la Santé et la Délégation au numérique en santé (DNS) tentent d’apaiser les tensions. La ministre a rappelé que l’échéance des éventuelles sanctions était fixée à 2028, laissant un délai pour améliorer l’outil en concertation avec les professionnels. L’objectif affiché est de le rendre plus ergonomique et plus complet pour susciter une adhésion volontaire plutôt que de recourir à la contrainte.
Les autorités mettent en avant les progrès réalisés grâce au programme « Ségur du numérique », qui a permis d’accélérer l’interconnexion des logiciels métiers avec le DMP. Selon la DNS, des flux automatiques sont désormais en place pour un nombre croissant de documents hospitaliers et de résultats d’analyses. Près de soixante-quatre mille professionnels auraient déjà utilisé le système. Une nouvelle version des logiciels, promise pour mi-2026, doit intégrer un accès plus fluide et intelligent au dossier. À plus long terme, l’intégration de l’intelligence artificielle pour générer des synthèses personnalisées est à l’étude, afin de répondre aux demandes spécifiques des praticiens.
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