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Le domicile de l’ancien conseiller de Trump perquisitionné par le FBI

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L’opération menée ce vendredi viserait des documents classifiés détenus par John Bolton, figure devenue critique envers l’ancien président républicain.

Des agents fédéraux ont investi au petit matin la résidence de John Bolton, ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump. L’opération, menée dans une banlieue huppée de Washington, intervient dans un contexte de tensions politiques persistantes aux États-Unis. Le directeur du FBI, Kash Patel, nommé récemment par l’ancien président, a simplement indiqué sur les réseaux sociaux que « personne n’est au-dessus de la loi », sans autre précision sur les motifs de l’enquête.

Selon plusieurs médias américains, cette perquisition serait liée à la détention présumée de documents classifiés par l’ancien diplomate, ou à leur divulgation non autorisée. Une hypothèse qui n’a pas été officiellement confirmée, mais que semblent corroborer certaines déclarations politiques. Le vice-président JD Vance a évoqué des « préoccupations plus larges » concernant M. Bolton, sans toutefois détailler leur nature.

L’intéressé, âgé de 76 ans, s’est progressivement imposé comme l’un des critiques les plus virulents de Donald Trump après avoir quitté ses fonctions en 2019. Dans un livre publié en 2020, il avait décrit son ancien employé comme « inapte » à exercer le pouvoir. Des propos qui lui avaient valu des représailles symboliques, dont le retrait de sa protection par le Secret Service et la perte de son accès aux briefings de renseignement.

Interrogé sur cette opération du FBI, l’ancien président a affirmé n’avoir été ni informé ni consulté au préalable. Il a néanmoins profité de l’occasion pour régler ses comptes, qualifiant Bolton d’individu « antipatriotique » et « peu intelligent ». Une animosité réciproque qui s’inscrit dans un climat politique polarisé, où les procédures judiciaires sont régulièrement perçues comme des instruments de règlement de comptes.

Certains élus démocrates ont immédiatement dénoncé une manœuvre à motivation politique. Le représentant Jamie Raskin a estimé que cette perquisition confirmait les craintes d’une administration vouée à la « vengeance » contre ses opposants. Des craintes initialement exprimées par Bolton lui-même, qui avait redouté une « présidence de représailles » en cas de retour de Trump au pouvoir.

L’affaire rappelle également les démêlés judiciaires de l’ancien président lui-même, poursuivi pour détention de documents classifiés dans sa propriété de Floride. Un parallèle qui n’a pas manqué d’alimenter les commentaires sur la nature éminemment politique de cette nouvelle enquête.

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