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Le déménagement princier qui interroge l’avenir de Buckingham

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Le prince de Galles et sa famille s’installent durablement à Windsor, reléguant le palais londonien à un rôle incertain malgré sa rénovation pharaonique.

Le futur souverain britannique a choisi de fixer sa résidence principale au domaine de Windsor, dans le manoir de Forest Lodge, une propriété de huit chambres présentée comme le logement définitif de la famille princière. Cette décision stratégique, confirmée par les services de communication du palais de Kensington, intervient alors que Buckingham Palace fait l’objet d’un vaste chantier de rénovation estimé à 425 millions d’euros.

Les observateurs de la couronne s’interrogent désormais sur le devenir de ce symbole monarchique, résidence officielle des souverains depuis 1837. Le palais demeure le théâtre des cérémonies protocolaires et des apparitions publiques, de son balcon iconique aux garden-parties estivales. Près d’un demi-million de visiteurs franchissent chaque année ses portes, attirés par ce monument aussi célèbre que la Maison Blanche.

Le roi Charles III, qui réside à Clarence House depuis deux décennies, avait pourtant affirmé son intention de faire de Buckingham sa base londonienne après les travaux, prévus jusqu’en 2027. Son état de santé introduit toutefois une incertitude supplémentaire quant à la concrétisation de ce projet. Le monarque, contrairement à sa mère Élisabeth II qui affectionnait Balmoral et Windsor, n’a jamais caché sa préférence pour des résidences plus intimistes.

Si le prince William n’a jamais officiellement évoqué ses intentions concernant le palais, certains analystes envisagent une monarchie plus décentralisée, voire une ouverture accrue au public de ce lieu chargé d’histoire. D’autres voix s’alarment d’un possible éloignement du futur roi, craignant qu’une présence princière dissimulée à Windsor n’affaiblisse le lien symbolique avec la nation. Cette évolution intervient dans un contexte où le soutien à l’institution monarchique faiblit parmi les jeunes générations, seul un tiers des 18-24 ans y étant favorable selon un récent sondage.

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