Monde
Le cauchemar des migrants vénézuéliens expulsés vers les geôles salvadoriennes
Des rêves d’Amérique réduits à néant par une détention arbitraire et des conditions inhumaines dans une prison de haute sécurité.
L’odyssée tragique de Mervin Yamarte illustre le sort réservé à des centaines de migrants vénézuéliens arrêtés aux États-Unis avant d’être expulsés vers le Salvador. Ce jeune homme de 29 ans, parti chercher un avenir meilleur, s’est retrouvé enfermé dans le Centre de confinement du terrorisme (Cecot), une prison notoire dirigée par le gouvernement de Nayib Bukele. Quatre mois de détention dans des conditions dégradantes, marquées par des violences systématiques et un isolement total, ont laissé des traces indélébiles sur son corps et son esprit.
À son retour à Maracaibo, dans l’ouest du Venezuela, Mervin a brûlé l’uniforme blanc qui symbolisait son calvaire. Comme lui, 251 autres compatriotes, accusés sans preuve d’appartenir au gang Tren de Aragua, ont subi le même sort. Privés de tout contact extérieur, ces hommes ont enduré des coups quotidiens, une nourriture avariée et des cellules surpeuplées. Les témoignages concordent sur les méthodes employées par les gardiens, allant jusqu’aux mutineries réprimées à coups de balles en caoutchouc.
L’affaire a suscité l’indignation des défenseurs des droits humains, dénonçant une collaboration entre Washington et San Salvador pour contourner les procédures légales. L’administration Trump, en invoquant une loi datant de 1798, a orchestré ces expulsions massives, présentées comme une mesure de lutte contre l’immigration illégale. Pourtant, la plupart des détenus n’avaient aucun casier judiciaire, et leurs tatouages, interprétés à tort comme des marques d’appartenance à un gang, ont servi de prétexte à leur transfert.
Certains, comme le frère de Mervin, ont préféré fuir les États-Unis par crainte de subir le même sort. D’autres, terrés dans l’ombre, continuent de vivre dans la peur d’une arrestation. Le rapatriement des Vénézuéliens, obtenu après des mois de négociations entre Caracas et Washington, n’a pas effacé les séquelles de cette expérience traumatisante.
Cette politique répressive, qui bat son plein depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, a entraîné une hausse record des interpellations. Des milliers de demandeurs d’asile se retrouvent piégés dans un système où les garanties juridiques semblent s’évaporer. Pour Mervin et les siens, le retour à la normale reste un défi, entre souvenirs douloureux et reconstruction difficile. Le rêve américain s’est transformé en cauchemar, laissant derrière lui des vies brisées et des questions sans réponse.
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