Économie
Le budget 2026, un exercice parlementaire au point mort
L’examen des finances publiques pour l’année prochaine a été suspendu par le gouvernement, face à un hémicycle déserté et à des discussions parlementaires jugées stériles. La méthode du Premier ministre, fondée sur la recherche d’un compromis, se heurte à une lassitude généralisée.
L’atmosphère était morose, ces derniers jours, dans l’enceinte du Palais-Bourbon. La reprise de l’étude du projet de loi de finances pour 2026, interrompue par les congés de fin d’année, s’est rapidement enlisée dans une routine épuisante pour les élus. Les bancs de l’Assemblée nationale sont restés clairsemés, les interventions se sont faites rares et les votes, parfois contradictoires, ont révélé un manque évident de cohésion. Face à cette paralysie législative, l’exécutif a pris la décision, dans la soirée de jeudi, de mettre un terme provisoire aux séances. Les travaux sont reportés à mardi prochain, laissant présager l’utilisation prochaine d’un outil constitutionnel pour imposer l’adoption du texte.
Le ministre chargé des Relations avec le Parlement a acté, dans un communiqué, l’éloignement définitif d’un « texte de compromis acceptable ». Cette déclaration sonne comme un aveu d’échec pour la stratégie adoptée par le chef du gouvernement, qui consistait à laisser une large initiative aux parlementaires dans l’espoir de dégager un accord. Une approche qui semble avoir échoué à fédérer. « Je suis fatiguée de refaire toujours le même débat », confiait une députée de l’opposition, résumant un sentiment partagé par de nombreux collègues. Un élu du groupe écologiste abondait, déplorant une impression de répétition stérile, sans avancée concrète ni résultat tangible.
Les tentatives de rapprochement observées en première lecture, dans un contexte d’absence de majorité absolue, ont cette fois cédé la place à une forme de résignation. Des mesures phares, destinées à rallier certains votes, ont été abandonnées. La désorganisation des débats a même conduit à des incohérences, notamment sur le volet consacré aux finances locales. « Les votes partent dans tous les sens, ça n’a ni queue ni tête », regrettait une élue de la majorité présidentielle. Cette prolongation des discussions budgétaires retarde par ailleurs l’examen d’autres projets de loi, considérés comme prioritaires par plusieurs parlementaires.
Le calendrier politique n’arrange rien, entre les traditionnelles cérémonies des vœux en circonscription et la préparation des élections municipales, qui mobilisent l’énergie des élus. Dans ce contexte, l’attitude du Premier ministre est vivement critiquée. Son refus d’avoir immédiatement recours à l’article 49.3 de la Constitution, ou à une ordonnance, pour mettre un terme plus rapide au processus, est perçu comme une source de confusion. Dès le début de la semaine, l’adoption du budget par un vote classique paraissait hautement improbable à Matignon comme dans les rangs des députés, rendant l’attente d’autant plus incompréhensible pour certains. « J’attends que l’arbitre siffle la fin du match », lançait une parlementaire, impatiente.
Des voix, y compris au sein de la majorité, ont pointé le caractère artificiel de la situation. Laisser se poursuivre des débats dont l’issue est connue d’avance a été qualifié d’« absurde » par un élu de la coalition gouvernementale. Le Premier ministre, qui s’était pourtant engagé à éviter le 49.3, se trouve désormais contraint de trancher. Il devrait présenter vendredi des propositions pour permettre la promulgation d’un budget. Jeudi encore, il tentait de justifier la nécessité de maintenir le dialogue parlementaire auprès d’un petit groupe de députés, arguant de la recherche de « points d’atterrissage ». Une élue ayant participé à cet échange a nuancé cet échec, y voyant les difficultés d’apprentissage d’une « culture du compromis » à la française, qui demanderait du temps. « On fera peut-être mieux l’année prochaine », a-t-elle conclu, sur une note d’espoir teintée de scepticisme.
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