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Le budget 2026 franchit l’obstacle de l’Assemblée nationale
Après le rejet de deux motions de censure, le projet de loi de finances est transmis au Sénat. Le Premier ministre a défendu un texte de « sursaut », marqué par un effort militaire conséquent, tout en répondant avec fermeté aux critiques de l’opposition.
L’Assemblée nationale a adopté mardi le projet de budget de l’État pour 2026, après avoir écarté deux tentatives de renversement du gouvernement. Les motions de censure, déposées respectivement par une alliance de gauche et par le Rassemblement national, n’ont pas recueilli la majorité requise. Le texte va désormais être examiné par la chambre haute, où son rejet est anticipé, avant un ultime vote des députés prévu en début de semaine prochaine.
Le débat a été marqué par la défense vigoureuse du Premier ministre, qui a engagé la responsabilité de son exécutif sur ce texte. Il a présenté cette loi de finances comme un acte de « sursaut », destiné à répondre aux défis géopolitiques. L’augmentation substantielle des crédits de la défense, de l’ordre de 6,5 milliards d’euros, en constitue la mesure phare. Le chef du gouvernement a également appelé à porter à terme cet effort, visant à long terme un budget militaire approchant les 100 milliards d’euros annuels.
Les oppositions ont dénoncé, sur la forme, le recours répété à l’article 49.3 de la Constitution, permettant l’adoption sans vote. Sur le fond, les critiques ont porté sur les orientations du budget. Les groupes de gauche ont fustigé un désengagement de la transition écologique, illustré par la réduction drastique du Fonds vert. À droite, le Rassemblement national a dénoncé une hausse de la fiscalité et un alourdissement de la dette. Le parti Les Républicains, tout en refusant de voter les motions de censure au nom de la stabilité, a pointé l’insuffisance des efforts pour réduire la dépense publique.
En réplique, le Premier ministre a adopté un ton combatif, reprochant à ses détracteurs de proposer des alternatives floues, fondées selon lui sur des économies ou des impôts « imaginaires ». Il a rétorqué aux sénateurs de droite, qui se présentent comme plus rigoureux, qu’ils avaient eux-mêmes voté un budget présentant un déficit important. Il a assuré que la trajectoire des dépenses publiques était désormais maîtrisée, tout en reconnaissant la nécessité de réformes structurelles futures pour recentrer l’action de l’État.
La procédure devrait s’achever rapidement. Après un examen expéditif au Sénat jeudi, le texte retournera devant l’Assemblée nationale. Le gouvernement pourrait de nouveau engager sa responsabilité dès vendredi, ouvrant une dernière fenêtre pour des motions de censure dont le rejet mettrait un point final à quatre mois de discussions parlementaires.
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