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Le Brésil se mobilise contre un projet de loi sur l’immunité parlementaire

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Des dizaines de milliers de citoyens ont manifesté dans les principales villes du pays pour exprimer leur opposition à une réforme législative perçue comme une menace pour l’État de droit et un prélude à une éventuelle amnistie pour l’ancien président Jair Bolsonaro.

Des rassemblements massifs ont eu lieu dimanche dans une trentaine de villes brésiliennes, notamment à Rio de Janeiro et São Paulo, pour protester contre une proposition de loi visant à renforcer l’immunité des élus. Les manifestants dénoncent un texte qui imposerait l’autorisation préalable du Parlement, par un vote à bulletin secret, pour toute poursuite judiciaire engagée contre un parlementaire.

À Rio, l’événement a pris la forme d’un concert sur la plage de Copacabana, où des figures emblématiques de la musique brésilienne, telles que Caetano Veloso, Gilberto Gil et Chico Buarque, ont performé devant près de 40 000 personnes. Sur l’avenue Paulista, à São Paulo, une foule équivalente a défilé dans le calme, selon les estimations d’un groupe de recherche universitaire.

Les slogans et pancartes brandis par les participants exprimaient un rejet catégorique de l’impunité et un attachement aux principes démocratiques. Le président Luiz Inácio Lula da Silva a salué sur les réseaux sociaux une mobilisation citoyenne qui traduit, selon lui, le refus populaire de toute forme de protection juridique excessive pour les élus.

Le projet, défendu par le président de la Chambre des députés Hugo Motta comme un garde-fou contre d’éventuels abus de la justice, est vivement critiqué par une partie de la société civile. Certains observateurs redoutent qu’il n’ouvre la voie à une amnistie pour les personnes condamnées suite aux émeutes du 8 janvier 2023 à Brasília, ainsi que pour l’ancien chef de l’État Jair Bolsonaro, actuellement emprisonné.

Le ministre de la Justice Ricardo Lewandowski a pour sa part alerté sur les risques d’infiltration du crime organisé au sein des institutions si de telles protections étaient adoptées. Face à ces craintes, le gouvernement actuel a annoncé son intention de s’opposer par veto à toute mesure d’amnistie.

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