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L’avion électrique décolle pour un ciel plus vert

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C’est un avion biplace, léger, maniable et surtout électrique que l’on pourrait voir, à défaut de l’entendre, de plus en plus dans le ciel européen: le Velis Electro prend son envol en pleine mutation d’un secteur aéronautique à la recherche de solutions pour réduire son impact environnemental.

Le biplace du constructeur slovène Pipistrel est le seul avion électrique à avoir été certifié par l’Agence européenne de sécurité aérienne (EASA), en juin 2020.

Sur la piste de l’aéroclub de Brest, le monomoteur d’à peine 428 kg, batteries comprises, décolle en un rien de temps, sans avoir à chauffer son moteur. Sur la piste, seul le bruit sourd de ses trois pales d’hélice est audible, tel un gros ventilateur.

A environ 300 mètres du sol et une vitesse de 170 km/h, le bruit des pales se confond avec celui de l’écoulement de l’air sur la carlingue.

« Le silence dans cet avion est assez bluffant, c’est vraiment très agréable », note Damien Nicolle, pilote de la compagnie Finistair, qui vient de colouer – avec l’aéroclub de Brest – à la société bretonne Green Aerolease l’un des 50 avions électriques qu’elle a acquis à Pipistrel.

D’ici trois ans, la société de location d’aéronefs légers compte en proposer 200 en Europe. Déjà, elle vient d’en louer deux à l’armée de l’air danoise qui s’est félicitée d’une « première mondiale » et d’un premier pas dans ses efforts pour réduire ses émissions de carbone.

« La décarbonation du monde de l’aérien est en route, en tout cas sur la partie aviation légère », se félicite Charles Cabillic, fondateur de la société Green Aerolease lors d’une présentation à la presse.

Le secteur aéronautique est engagé dans un long chemin pour réduire son impact environnemental et réduire le volume des émissions de C02, responsables du réchauffement climatique.

La propulsion électrique se cantonne pour l’heure aux petits avions et notamment aux futurs taxis volants en milieu urbain. Le poids des batteries nécessaires pour stocker l’énergie la rend en effet inadaptée aux avions de ligne.

« Comme un bus »

« Même en supposant qu’elles soient capables de stocker cinq fois plus d’énergie par kilo qu’aujourd’hui, il faudrait encore 170 tonnes de batteries pour permettre à un A320 de voler de Paris à Toulouse, soit plus de deux fois sa masse maximale au décollage », assurait il y a un an Patrick Gandil, alors directeur général de l’aviation civile (DGAC).

Pour des avions plus petits, un axe de développement est la propulsion hybride électrique: pendant certaines phases de vol, comme le décollage, un moteur électrique fournit de l’énergie supplémentaire au moteur thermique, les batteries se rechargeant pendant le vol.

La société VoltAéro a ainsi lancé un avion hybride électrique de démonstration pouvant accueillir jusqu’à dix personnes. « Cet avion peut réaliser des vols de deux heures et demi », assure Jean Botti, PDG de la société basée près de Royan, venu présenter son aéronef à Brest. Il dit espérer une certification pour fin 2022.

A plus long terme, les recherches portent sur la pile à combustible pour alimenter un moteur électrique en s’affranchissant des batteries: l’électricité serait produite à bord par la réaction chimique de l’oxygène prélevé dans l’air avec de l’hydrogène liquide embarqué dans des réservoirs.

Ces recherchent diffèrent de celles portant sur l’avion à hydrogène, où celui-ci serait directement brûlé dans un moteur thermique.

« Le secteur aérien est en pleine mutation », résume Jean-Pascal Gayant, professeur de sciences économiques à l’université du Mans. Avec l’arrivée de l’avion électrique, « des usages vont sans doute changer ».

« L’aviation à la demande avec le digital permet de réserver un avion en quelques secondes sans aucune contrainte et, ça, l’aviation électrique et hybride va le permettre à un coût accessible », avance Charles Cabillic, à l’origine de la plateforme OpenFly, qui propose des avions à la location en France et en Europe.

Le coût en électricité d’une heure de vol en Velis Electro, dont l’autonomie est actuellement d’une heure (pour un peu moins d’une heure de charge), est compris entre deux et trois euros. « On peut imaginer un avion qui vole en permanence toute la journée comme un bus », imagine l’entrepreneur breton.

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L’astronaute française Sophie Adenot s’envolera pour la Station spatiale en 2026

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L'astronaute française Sophie Adenot s'envolera pour la Station spatiale en 2026

25 ans après Claudie Haigneré, Sophie Adenot deviendra la deuxième Française à rejoindre la Station spatiale internationale, marquant une étape historique pour la France et l’ESA.

Un quart de siècle après Claudie Haigneré, la première femme française à être allée dans l’espace, une nouvelle astronaute française s’apprête à suivre ses traces. L’Agence spatiale européenne (ESA) a annoncé mercredi 22 mai que Sophie Adenot, 41 ans, participera à une mission à bord de la Station spatiale internationale (ISS) en 2026. Elle sera la première de sa promotion 2022 de spationautes européens à rejoindre l’ISS.

« C’est incroyable ! Je manque vraiment de mots pour décrire combien je suis heureuse. C’est clairement un honneur, une grande responsabilité et une nouvelle étape dans ma carrière, et ce sera une aventure incroyable », a déclaré Sophie Adenot dans un message préenregistré. Ingénieure et colonel de l’Armée de l’air et de l’espace, Adenot a validé sa formation d’astronaute il y a seulement un mois.

Après avoir commencé sa formation à Cologne, en Allemagne, Sophie Adenot est arrivée début mai aux États-Unis pour suivre des cours au centre spatial de la NASA à Houston, Texas. Elle se prépare à une formation intensive en vue de ce voyage dans l’espace. « Je sais que cela va être deux années très intenses avant le décollage, mais je suis hyper contente », a-t-elle confié à franceinfo. « On passe à la vitesse supérieure, notamment parce qu’il faut acquérir toutes les qualifications, des plus basiques jusqu’aux plus élaborées », a-t-elle expliqué. Le décollage est actuellement prévu pour le printemps 2026.

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Planète : La biodiversité des rivières et plans d’eau douce en France en déclin, selon un rapport du WWF

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Planète : La biodiversité des rivières et plans d'eau douce en France en déclin, selon un rapport du WWF

Un rapport inédit du WWF révèle un déclin inquiétant de certaines espèces de poissons et d’oiseaux dans les rivières françaises, malgré des efforts financiers considérables.

La biodiversité des rivières et des plans d’eau douce en France est gravement menacée, selon un bilan inédit publié mercredi par le WWF. Ce rapport, publié à l’occasion de la journée internationale de la biodiversité, met en lumière un effondrement de certaines espèces de poissons et d’oiseaux, notamment la truite et le grèbe huppé, malgré une apparente stabilité globale des populations au cours des vingt dernières années.

Le WWF a introduit un « indice rivières vivantes » basé sur des données de surveillance pour évaluer la santé des rivières en France métropolitaine. Le rapport indique un déclin de 0,4% des populations de poissons et d’oiseaux observés depuis 20 ans, en dépit de dépenses estimées à 500 milliards d’euros pour la politique de l’eau. En 2019, seulement 43,1% des rivières étaient en bon état écologique, selon les chiffres des agences de l’eau repris par l’ONG.

« Il y a quelque chose qui cloche », déclare Yann Laurans, directeur des programmes du WWF France, en soulignant l’écart entre les investissements financiers et les résultats obtenus. Le déclin moyen cache de grandes disparités, avec une augmentation de la diversité des poissons dans les grands fleuves, mais une dégradation de la qualité des petits cours d’eau en milieu rural en raison de l’intensification des pratiques agricoles et de l’artificialisation.

Les activités humaines ont multiplié les sources de dégradation : barrages, dragages, canalisations, prélèvements excessifs, rejets de pesticides, d’engrais et de polluants industriels. Deux espèces emblématiques, le grèbe huppé et la truite des rivières, ont vu leur population chuter respectivement de 91% et 44% en 20 ans. En revanche, les espèces invasives comme le poisson-chat, le ragondin et l’écrevisse de Louisiane prolifèrent.

Pour remédier à cette situation, le WWF met en avant la préservation des zones humides. « Nous relançons notre stratégie d’acquisition foncière », déclare Jean Rousselot, responsable eau douce de l’ONG, qui prévoit de dépenser 5 millions d’euros pour protéger ces espaces en France métropolitaine.

Cette approche n’est pas totalement nouvelle. Dans les années 1980, le WWF avait contribué à la création de la réserve naturelle de Chérine dans la Brenne, où l’association possède des terrains. Aujourd’hui, le WWF mène des politiques de « paiements pour service écosystémique », rémunérant des pisciculteurs pour des pratiques écologiques.

Des espèces menacées comme la guifette moustac et la cistude, une tortue d’eau douce, trouvent refuge dans ces zones protégées. Albert Millot, directeur de la réserve naturelle de Chérine, souligne l’importance de ces efforts de préservation. « Il n’y a plus beaucoup de territoires où elle subsiste », dit-il, insistant sur la nécessité de protéger ces habitats face aux menaces du réchauffement climatique et de la prédation.

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Chaleur : des températures plus élevées que la normale dans les régions méditerranéennes cet été

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Chaleur : des températures plus élevées que la normale dans les régions méditerranéennes cet été

Sous-titre : Météo France prévoit une forte probabilité de températures supérieures à la normale entre mai et juillet, en particulier dans le sud de la France.

Selon Météo France, les régions méditerranéennes pourraient connaître des températures estivales supérieures à la normale entre mai et juillet, avec une probabilité de 70 %. Cette prévision s’accompagne d’une augmentation de la température moyenne de la mer Méditerranée, contribuant à cette tendance.

Le bulletin trimestriel de Météo France, publié le 29 avril, indique que la probabilité de températures plus élevées que la normale est de 70 % dans la zone méditerranéenne. En revanche, dans le reste de la France, cette tendance est moins prononcée, avec une probabilité de 50 % à l’échelle nationale.

Ces prévisions sont essentielles pour les agriculteurs, bien qu’elles nécessitent une certaine prudence, étant donné leur nature à long terme. Guillaume Sechet, météorologue, souligne qu’il est plus difficile de prédire les précipitations que les températures sur une période aussi étendue. Bien que les modèles européens et américains convergent vers des températures plus élevées, aucune préférence n’est donnée à un scénario spécifique par Météo France.

Le climatologue Davide Farande explique que la hausse des températures de la mer Méditerranée est un facteur contributif majeur à cette prévision. Avec une mer plus chaude que la normale ce printemps, la chaleur se propage progressivement vers le littoral, augmentant ainsi les températures dans la région.

Ces prévisions ne doivent pas être confondues avec des annonces de vagues de chaleur ou de canicules, souligne-t-on. Ces phénomènes restent imprévisibles sur une échelle temporelle aussi large.

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