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L’auteur présumé de la fusillade de Bondi se présente devant la justice

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_**Pour la première fois depuis les événements de décembre, l’individu inculpé dans l’affaire de la plage de Sydney a été entendu par un tribunal. Cette audience préliminaire a principalement porté sur des aspects procéduraux.**_

L’homme accusé d’être l’un des auteurs de la fusillade survenue en décembre dernier à Bondi Beach est apparu lundi devant la justice australienne. Naveed Akram, 24 ans, a suivi une brève audience par visioconférence depuis son lieu de détention. Il est poursuivi pour des faits de terrorisme et pour quinze homicides, à la suite de l’attaque la plus meurtrière enregistrée dans le pays depuis trente ans.

L’audience, d’une durée d’environ cinq minutes, a essentiellement traité de questions techniques, notamment la gestion de l’anonymat de certaines victimes et l’examen du calendrier probatoire. Selon des comptes-rendus de la presse locale, l’accusé, vêtu d’un pull vert, s’est limité à répondre par l’affirmative lorsqu’un magistrat l’a interrogé sur sa compréhension des débats. Sa prochaine comparution est fixée au mois de mars.

À l’issue de l’audience, son avocat, Ben Archbold, a fait état de conditions de détention qu’il a qualifiées de très difficiles pour son client. Il a précisé qu’il était encore prématuré de connaître la nature du plaidoyer que ce dernier envisagerait.

Les faits remontent au 14 décembre dernier. Naveed Akram et son père, Sajid Akram, âgé de 50 ans, avaient ouvert le feu sur une foule rassemblée pour une célébration liée à la fête juive de Hanouka. Le père a été tué lors de l’intervention des forces de l’ordre. Les enquêteurs estiment que les deux hommes avaient préparé leur action pendant plusieurs mois, s’entraînant au maniement des armes et enregistrant une vidéo de propagande. Les autorités ont indiqué que l’attaque, bien qu’inspirée par l’idéologie du groupe État islamique, avait été menée sans soutien opérationnel extérieur.

Parmi les quinze personnes décédées figuraient un octogénaire rescapé de la Shoah, un couple ayant tenté de s’interposer, un ingénieur français et une enfant de dix ans. Cet événement a conduit les autorités australiennes à renforcer, en janvier, leur arsenal législatif concernant les infractions à motivation religieuse ainsi que le contrôle des armes à feu.

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