Monde
L’ascension et la chute d’Ali Larijani, architecte de la sécurité iranienne
_**La disparition du principal responsable sécuritaire du pays, annoncée par Israël, prive Téhéran d’un stratège chevronné, dont le parcours épousa les méandres du pouvoir depuis la révolution.**_
Ali Larijani, figure centrale de l’appareil de sécurité nationale iranien, a vu son destin s’achever dans le conflit qui l’avait propulsé au premier plan. Cet homme de l’ombre, dont l’influence s’était considérablement accrue ces dernières semaines, était présenté par les autorités israéliennes comme le véritable décideur des opérations militaires régionales engagées par la République islamique.
Son parcours reflétait une carrière tout entière dédiée aux institutions du régime. Ancien combattant de la guerre contre l’Irak au sein des Gardiens de la révolution, il occupa par la suite des postes clés, de la direction de la radiodiffusion nationale à la présidence du Parlement, en passant par le secrétariat du Conseil suprême de sécurité nationale. Cette dernière fonction, qu’il retrouva récemment, lui conférait la haute main sur les dossiers nucléaire et stratégique.
Observateurs et diplomates le dépeignaient comme un fin connaisseur des arcanes du pouvoir, capable d’allier une fidélité indéfectible au guide suprême à un certain pragmatisme opérationnel. C’est à ce titre qu’il avait été, à plusieurs reprises, l’interlocuteur principal de la communauté internationale sur le programme atomique iranien, défendant avec constance le droit de son pays à l’enrichissement d’uranium.
La disparition d’Ali Khamenei avait renforcé son rôle, faisant de lui un pivot incontournable dans la conduite des affaires de l’État. Ses prises de parole publiques s’étaient faites plus fréquentes et plus fermes, esquissant les contours d’une politique de fermeté face à Washington et Tel-Aviv. Sa récente nomination à la tête du principal organe de sécurité était interprétée comme le signe d’une approche plus méthodique et calculée des dossiers de défense.
Homme de dialogue autant que de fermeté, il s’était rendu à Moscou pour des entretiens avec Vladimir Poutine et avait reçu des émissaires des monarchies du Golfe, témoignant de son statut de personnage-clé sur l’échiquier diplomatique. Sa disparition ouvre une période d’incertitude quant à la future orientation de la politique sécuritaire et étrangère de Téhéran, au moment où les tensions régionales demeurent à leur paroxysme.
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