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L’ancien président sud-coréen Yoon Suk Yeol de nouveau derrière les barreaux

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L’ex-chef d’État, destitué pour tentative de coup de force, a été incarcéré à la demande de la justice, qui redoute une dissimulation de preuves.

L’ancien dirigeant sud-coréen Yoon Suk Yeol a été reconduit en détention jeudi sur décision d’un tribunal de Séoul. Le magistrat a justifié cette mesure par des craintes sérieuses quant à une éventuelle altération des éléments à charge. Destitué en avril dernier après une tentative avortée d’instaurer la loi martiale en décembre 2024, l’ex-président avait déjà connu une première incarcération au début de l’année, marquant un précédent historique dans le pays.

L’audience marathon de mercredi a abouti à la délivrance d’un mandat d’arrêt, le parquet accusant Yoon Suk Yeol d’avoir tenté d’entraver l’enquête. Transféré sans délai vers un centre pénitentiaire de la banlieue sud de la capitale, l’ancien homme d’État purge désormais une détention provisoire de vingt jours. Son procès pour « rébellion » et « abus d’autorité » – des chefs passibles de peines extrêmement lourdes – se poursuit en son absence.

La crise politique avait éclaté lorsque Yoon Suk Yeol, alors en fonction, avait ordonné l’intervention de l’armée devant l’Assemblée nationale dans la nuit du 3 décembre 2024. Soutenu par des groupes ultraconservateurs et religieux radicaux, ce coup d’éclat avait provoqué une vague de protestations avant d’être annulé sous la pression populaire et parlementaire. La Cour constitutionnelle avait ultérieurement validé sa destitution, dénonçant une « trahison des valeurs démocratiques ».

Détenu dans une cellule individuelle non climatisée, l’ex-président est soumis au régime carcéral standard, comme l’a précisé le ministère public. Les enquêteurs disposent désormais de six mois pour consolider leur dossier, qui inclut des suspicions d’opérations secrètes visant à fabriquer un prétexte militaire. Malgré les arguments de la défense sur l’inutilité de cette nouvelle incarcération, les juges ont estimé les risques trop élevés pour accorder une libération.

Cette affaire sans précédent continue de secouer la scène politique sud-coréenne, où le nouveau pouvoir a instauré un parquet spécial chargé d’élucider l’ensemble des agissements de l’ancien gouvernement.

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