Monde
L’ancien chef d’État hondurien libéré après une grâce présidentielle américaine
_**Moins de deux ans après sa condamnation à une peine d’emprisonnement de quarante-cinq ans pour trafic international de stupéfiants, l’ex-président Juan Orlando Hernandez a recouvré la liberté. Cette décision intervient dans un contexte électoral tendu dans son pays d’origine.**_
L’ancien dirigeant, qui avait fait de la lutte contre le narcotrafic un pilier de sa communication politique durant ses deux mandats, a été gracié mardi par l’administration américaine. La justice fédérale des États-Unis l’avait pourtant reconnu définitivement coupable, au printemps dernier, d’avoir facilité l’acheminement de plusieurs centaines de tonnes de cocaïne sur son territoire. Les procureurs avaient décrit sous sa présidence un État transformé en plaque tournante majeure du trafic de cocaïne depuis la Colombie.
Cette mesure de clémence survient à un moment où Washington intensifie par ailleurs ses opérations militaires antidrogue dans la région des Caraïbes, ciblant notamment le Venezuela. Elle est perçue comme étroitement liée aux récentes ingérences de l’ancien président américain Donald Trump dans le processus électoral hondurien. Ce dernier a ouvertement soutenu la candidature de Nasry Asfura, issu du même parti que M. Hernandez, exprimant parallèlement sa défiance envers d’autres prétendants. Le scrutin, dont le dépouillement se poursuit, place actuellement M. Asfura en situation de concurrence serrée avec un autre candidat de droite.
Durant son procès, les accusations ont détaillé un système de corruption à grande échelle. L’ex-président était accusé d’avoir protégé un réseau criminel, en échange de plusieurs millions de dollars versés par des cartels, dont celui de Sinaloa. Un témoin avait notamment rapporté des propos attribués à M. Hernandez, évoquant son intention de « mettre la drogue dans le nez des gringos ». L’intéressé a toujours clamé son innocence, se disant victime d’une machination.
Avant sa chute judiciaire, Juan Orlando Hernandez, souvent désigné par ses initiales « JOH », était une figure centrale de la vie politique nationale. Élu une première fois en 2014, sa réélection en 2018 avait été entachée par des allégations de fraude et suivie d’une répression de manifestations. Issu d’un milieu rural, ancien élève d’une école militaire et diplômé aux États-Unis, son parcours semblait exemplaire avant que les accusations ne viennent écorner durablement son image.
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