Économie
L’Afghanistan tourne le dos aux médicaments pakistanais
La décision des autorités de Kaboul de rompre avec son fournisseur historique bouleverse le marché pharmaceutique national, poussant le pays à accélérer le développement de sa propre industrie et à diversifier ses approvisionnements.
En rupture diplomatique avec Islamabad, le pouvoir taliban a acté une mesure radicale en interdisant toute importation de produits pharmaceutiques en provenance du Pakistan. Cette décision, motivée par la volonté de mettre un terme à une dépendance jugée excessive et à des circuits d’approvisionnement jugés peu fiables, vise à restructurer en profondeur le secteur de la santé. L’objectif affiché est double, développer une production nationale et se tourner vers de nouveaux partenaires étrangers.
Cette transition s’annonce complexe pour un pays qui importait jusqu’à présent plus de la moitié de ses médicaments de son voisin. Les conséquences se font déjà sentir sur le terrain, où pharmacies et hôpitaux font état de ruptures de stock et d’une inflation des prix. Le réacheminement des flux via l’Iran ou d’autres pays allonge les délais et alourdit significativement les coûts logistiques, qui pèsent désormais bien plus lourd dans le prix final des traitements.
Les autorités sanitaires afghanes reconnaissent que la qualité des médicaments transitant par des canaux informels depuis le Pakistan posait problème, évoquant notamment la circulation de contrefaçons. Pour combler le vide, Kaboul mise désormais sur un renforcement des échanges avec l’Inde, ancien second fournisseur, ainsi qu’avec l’Iran, la Chine ou la Turquie. Parallèlement, le gouvernement met en avant les capacités croissantes de l’industrie locale, citant la production de plusieurs centaines de types de médicaments par des entreprises nationales.
Cependant, la capacité du secteur manufacturier afghan à couvrir l’ensemble des besoins de la population reste limitée. Des obstacles structurels, tels que le coût de l’énergie, le manque d’infrastructures ou la dépendance à l’importation pour certaines matières premières, entravent l’objectif d’autosuffisance. Il en résulte parfois des prix plus élevés pour les médicaments fabriqués localement comparés à leurs équivalents pakistanais précédents.
Cette reconfiguration du marché perturbe également la pratique médicale. Les professionnels de santé doivent désormais rechercher des alternatives thérapeutiques, un processus qui peut nécessiter des ajustements de prescriptions et prolonger les consultations. La méfiance d’une partie des patients, habitués aux médicaments pakistanais, ajoute une difficulté supplémentaire à cette période de transition, où les ruptures d’approvisionnement et la hausse des coûts pèsent in fine sur les usagers.
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