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L’accord commercial UE-USA suscite une levée de boucliers en France

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La classe politique, toutes tendances confondues, fustige un texte jugé déséquilibré, tandis que l’exécutif est accusé d’impuissance.

L’annonce d’un nouvel accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis a provoqué une onde de choc dans les rangs politiques français. Rarement un sujet aura suscité une telle unanimité dans les critiques, de la majorité présidentielle jusqu’aux oppositions de gauche et d’extrême droite. Les termes employés sont sans appel, qualifiant tour à tour le texte de « capitulation », « échec stratégique » ou encore « erreur historique ».

Du côté de l’exécutif, le Premier ministre François Bayrou a ouvert le feu en dénonçant sur les réseaux sociaux « un jour sombre pour l’Europe ». Une position qui contraste avec le silence, pour l’heure, du président de la République. Dans les rangs de la majorité, les réactions traduisent un malaise palpable. Le député Pieyre-Alexandre Anglade, président de la commission des Affaires européennes, a pointé « l’incapacité de la Commission à défendre les intérêts du continent ». Roland Lescure, vice-président de l’Assemblée nationale, a évoqué quant à lui « une déroute prévisible, fruit d’un manque de courage politique ».

L’opposition de droite n’a pas été en reste. Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur et figure des Républicains, a dénoncé « une Europe affaiblie, prisonnière d’une relation déséquilibrée avec Washington ». Michel Barnier, ancien négociateur du Brexit, a fustigé « des choix incohérents qui sapent la souveraineté économique européenne ». Laurent Wauquiez a, pour sa part, parlé sans détour de « racket », appelant la France à rejeter cet accord.

À gauche, les critiques se sont doublées d’attaques frontales contre le gouvernement. Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a raillé « l’impuissance d’un Premier ministre réduit à commenter l’actualité sur Twitter ». Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, a dénoncé « une soumission inacceptable », appelant à une opposition ferme.

L’extrême droite, malgré ses affinités affichées avec l’administration Trump, a joint sa voix au concert de protestations. Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a parlé de « reddition commerciale », tandis que Marine Le Pen a déploré « un fiasco aux conséquences durables ». Des positions qui ont valu au RN des accusations de double jeu, certains rappelant les liens étroits entre ses cadres et le Parti républicain américain.

Les termes de l’accord, négocié dans l’urgence, prévoient une taxation à 15 % des exportations européennes vers les États-Unis, en échange d’engagements d’achats massifs d’énergie et d’investissements transatlantiques. Un compromis qui, aux yeux de nombreux observateurs, consacre la suprématie américaine dans les relations commerciales bilatérales.

Alors que les répercussions économiques de ce texte restent à évaluer, le débat politique, lui, est déjà bien engagé. Avec une question centrale : comment l’Europe en est-elle arrivée à accepter un accord si déséquilibré, et quelle sera la réponse française ?

1 Commentaire

1 Commentaire

  1. TOUFOULECAM

    31 juillet 2025 at 10 h 32 min

    Tous nos gouvernants rejettent l’accord USA/UE pour donner le change, mais c’est bien eux qui ont validé ce qu’ a proposé Ursula von der Leyen car elle n’est que la voix des gouvernants.

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