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La science établit un lien direct entre le réchauffement climatique et les incendies historiques en péninsule ibérique

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Une étude internationale démontre que le dérèglement climatique a multiplié par quarante la probabilité des vagues de chaleur extrêmes à l’origine des feux dévastateurs ayant frappé l’Espagne et le Portugal au mois d’août dernier.

Le réseau World Weather Attribution vient de publier des conclusions sans équivoque. Le changement climatique d’origine anthropique a rendu quarante fois plus probable la survenue de conditions météorologiques extrêmes similaires à celles qui ont enveloppé la péninsule ibérique durant l’été 2025. Ces températures anormalement élevées, ayant persisté tout au long du mois d’août avec des pics dépassant fréquemment les quarante degrés, ont créé un environnement propice au développement d’incendies d’une intensité exceptionnelle.

Les chercheurs soulignent qu’en l’absence des activités humaines, de telles conditions ne se seraient produites qu’une fois tous les cinq siècles, contre une occurrence actuelle tous les quinze ans. Cette chaleur prolongée assèche rapidement la végétation et favorise des feux si violents qu’ils génèrent leurs propres systèmes venteux, accroissant leur puissance et leur capacité de propagation. Les brasiers deviennent alors impossibles à contenir, embrasant des dizaines de foyers simultanément sous l’effet des projections de braises.

L’analyse met également en lumière le rôle aggravant de l’exode rural. L’abandon des pratiques agricoles traditionnelles et du pâturage a transformé d’immenses territoires autrefois entretenus en véritables poudrières. La diminution de l’exploitation des terres a laissé place à une végétation dense et continûment inflammable, offrant aux flammes un combustible idéal.

Les conséquences sont sans précédent. L’Espagne a enregistré depuis janvier des surfaces brûlées record dépassant 380 000 hectares, tandis que le Portugal a vu partir en fumée plus de 280 000 hectares. La vague de chaleur de seize jours survenue en août 2025 a été qualifiée par les services météorologiques espagnols comme la plus intense jamais documentée, avec des températures dépassant de 4,6 degrés les moyennes habituelles lors des épisodes caniculaires. Les autorités sanitaires établissent par ailleurs un lien entre cette période et plus de mille cent décès supplémentaires sur le territoire espagnol.

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