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La science établit un lien direct entre le réchauffement climatique et les incendies dévastateurs en péninsule ibérique

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Une étude internationale révèle que le dérèglement climatique a multiplié par quarante la probabilité des vagues de chaleur extrêmes à l’origine des méga-feux ayant ravagé l’Espagne et le Portugal en août dernier.

Le réchauffement d’origine anthropique a considérablement accru la fréquence et l’intensité des conditions propices aux incendies dans la région ibérique. Selon les conclusions du réseau World Weather Attribution, de tels épisodes caniculaires, autrefois exceptionnels, surviennent désormais avec une régularité alarmante. Les températures ayant excédé quarante degrés pendant près de trois semaines ont créé un environnement hautement inflammable, transformant la végétation en combustible idéal pour les feux de forêt.

Cette situation météorologique extrême a directement favorisé la propagation d’incendies d’une violence inédite, particulièrement dans le nord du Portugal et les régions occidentales de l’Espagne. Les bilans humains et matériels s’avèrent particulièrement lourds, avec plusieurs victimes, des milliers d’évacuations et des paysages entiers défigurés par les flammes. Les scientifiques soulignent que sans l’influence des activités humaines sur le climat, de telles conditions ne se seraient produites qu’une fois par demi-millénaire, contre une occurrence quinzennale aujourd’hui.

L’abandon des pratiques agricoles traditionnelles a parallèlement contribué à aggraver la situation. La diminution du pastoralisme et de l’entretien des terres a laissé place à une végétation dense et sèche, particulièrement vulnérable aux départs de feu. Ce facteur socio-économique, combiné à l’intensification des phénomènes climatiques extrêmes, crée un cocktail détonant pour la survenue de catastrophes écologiques.

Les données officielles confirment l’ampleur historique des dégâts. L’Espagne a enregistré son année la plus destructive depuis le début des relevés, avec plus de trois cent quatre-vingt mille hectares réduits en cendres. Le Portugal subit des pertes comparables, illustrant l’échelle régionale du phénomène. L’agence météorologique espagnole qualifie d’ailleurs la canicule d’août de plus intense jamais documentée, avec des températures dépassant de 4,6 degrés les moyennes habituelles.

Les conséquences sanitaires de cet épisode caniculaire prolongé se révèlent également significatives, avec une surmortalité estimée à plus de mille cent décès attribuables aux fortes chaleurs. Cette étude vient s’ajouter à une littérature scientifique de plus en plus fournie établissant la responsabilité humaine dans l’aggravation des phénomènes météorologiques extrêmes.

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