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La pollution atmosphérique traverse les continents, alerte l’ONU

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Les incendies de forêt, amplifiés par le réchauffement climatique, génèrent des particules fines qui voyagent sur des milliers de kilomètres, affectant durablement la santé des populations et la qualité de l’air à l’échelle planétaire.

L’Organisation météorologique mondiale a publié un rapport mettant en lumière l’impact des feux de forêt sur la dégradation de la qualité de l’air bien au-delà des zones sinistrées. Les émissions issues de ces événements, de plus en plus fréquents et intenses en raison des changements climatiques, contiennent un cocktail de polluants capable de parcourir des distances intercontinentales.

Les méga-feux survenus ces dernières années en Amazonie, au Canada et en Sibérie ont démontré comment les aérosols, et notamment les particules fines PM 2,5, peuvent altérer l’atmosphère à grande échelle. Ces composants, particulièrement nocifs pour la santé humaine, pénètrent profondément dans l’appareil respiratoire et cardiovasculaire. Leurs concentrations ont significativement augmenté dans plusieurs régions du globe au cours de l’année écoulée.

Les conséquences sont palpables à des milliers de kilomètres des foyers d’incendie. Les fumées canadiennes, par exemple, ont contribué à la dégradation de l’air en Europe, illustrant le caractère transnational de cette pollution. Les conditions météorologiques jouent un rôle clé dans la dispersion de ces masses d’air chargées en polluants.

Parallèlement, certaines zones connaissent des améliorations notables grâce à des politiques publiques volontaristes. La Chine, en particulier, a enregistré une baisse continue des PM 2,5 dans ses régions orientales, résultat d’une action coordonnée sur le long terme. Ces progrès démontrent que des mesures ciblées peuvent inverser la tendance.

Néanmoins, la situation reste préoccupante dans des régions très peuplées comme le nord de l’Inde, où la combustion de biomasse agricole aggrave régulièrement la pollution et prolonge les épisodes de brouillard. L’OMM souligne que ces phénomènes ne sont plus seulement naturels, mais révèlent l’empreinte croissante des activités humaines.

Face à ces défis, l’organisation appelle à un renforcement des systèmes de surveillance et à l’adoption de politiques intégrées pour protéger la santé publique et limiter les pertes économiques. La lutte pour un air pur nécessite une coopération internationale, les polluants ignorant les frontières.

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