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La péninsule ibérique sous l’emprise des flammes

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Un premier décès au Portugal et une alerte renforcée en Espagne marquent une situation critique face aux incendies qui se multiplient.

La péninsule ibérique fait face à une crise majeure alors que les feux de forêt continuent de se propager. Au Portugal, les autorités ont confirmé le décès d’un ancien maire, engagé dans la lutte contre les flammes dans la région de Guarda. Le président de la République a suspendu ses vacances pour suivre l’évolution de la situation, alors que des milliers de pompiers sont mobilisés sur le terrain. Le gouvernement a sollicité l’aide de l’Union européenne, réclamant notamment l’envoi d’avions bombardiers d’eau pour renforcer les moyens locaux.

En Espagne, le bilan s’alourdit avec trois victimes, dont deux volontaires tués en Castille-et-León. Une grande partie du territoire reste en alerte maximale en raison de températures caniculaires persistantes, y compris dans des régions habituellement épargnées comme la Cantabrie. Les services météorologiques ont averti que le risque d’incendie demeurerait critique jusqu’en début de semaine. Depuis le début de l’année, plus de 157 000 hectares sont partis en fumée, un chiffre inquiétant bien qu’inférieur aux records de 2022.

Sur le terrain, les témoignages illustrent l’ampleur du désastre. Des habitants, comme cet éleveur porcin de la région de Tábara, décrivent des scènes de chaos, avec des bâtiments et des véhicules réduits en cendres. La frustration grandit face à ce qui est perçu comme un manque de préparation des autorités. Certains élus locaux plaident pour des mesures préventives plus strictes, comme le nettoyage systématique des abords des villages.

En France, le département de l’Aude reste en alerte rouge après un incendie meurtrier qui n’est toujours pas maîtrisé. Les températures attendues ce week-end pourraient compliquer les opérations. Ailleurs en Europe, la situation s’améliore légèrement, notamment en Grèce et dans les Balkans, où les conditions météorologiques sont plus clémentes. Toutefois, plusieurs foyers actifs persistent, comme sur l’île de Chios, où les moyens aériens ont été massivement déployés.

Cette crise souligne une nouvelle fois la vulnérabilité des territoires méditerranéens face aux incendies, amplifiée par des étés de plus en plus chauds et secs. Les appels à une meilleure coordination européenne et à des investissements accrus dans la prévention se multiplient, alors que les feux risquent de devenir une menace récurrente.

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