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La niche parlementaire de la droite bute sur des manœuvres d’obstruction

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Une journée réservée au groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale s’est achevée dans un climat de fortes tensions, après l’adoption de deux résolutions et le blocage de plusieurs textes controversés faute de temps.

La journée dédiée au groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale a pris fin à minuit, laissant plusieurs propositions de loi dans l’impasse. Les élus de droite ont vivement dénoncé des tactiques dilatoires employées par les groupes de gauche, qui ont multiplié les interventions et les rappels au règlement tout au long des débats. Seules deux résolutions, dont l’une portait sur les Frères musulmans, ont pu être soumises au vote.

En début d’après-midi, les députés ont adopté une résolution invitant la Commission européenne à engager une procédure pour inscrire la mouvance des Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes. Ce texte, soutenu par la majorité présidentielle et les députés du Rassemblement national, a été rejeté par l’ensemble des groupes de gauche. Le gouvernement, tout en partageant l’objectif affiché, s’est abstenu de soutenir la formulation jugée juridiquement fragile de la proposition.

Les discussions se sont ensuite enlisées sur une proposition de loi concernant l’usage des armes par les forces de l’ordre. Un amendement du gouvernement, visant à instaurer une présomption que les fonctionnaires de police agissent dans le cadre légal lorsqu’ils font usage de leur arme, a été adopté. Cependant, les échanges nourris et les critiques répétées de la gauche sur ce texte ont empêché son vote définitif avant l’expiration du temps imparti. Les opposants au texte ont estimé qu’il risquait d’affaiblir les garanties encadrant l’usage de la force.

Un autre texte, déjà voté au Sénat et visant à faciliter le travail le 1er mai dans certains commerces, n’a même pas pu être examiné. Une proposition concernant le port du voile dans l’espace public est également restée dans les cartons. Le président du groupe Les Républicains a fustigé des méthodes d’obstruction qu’il a qualifiées de préjudiciables au débat démocratique, tandis que la gauche s’est félicitée d’avoir bloqué des initiatives qu’elle jugeait liberticides ou stigmatisantes.

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