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La LNR dessine les contours d’un nouveau salary cap

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Après des mois de débats, les instances dirigeantes du rugby professionnel français ont entériné une réforme d’envergure du plafond salarial. L’objectif affiché est double : préserver la santé des joueurs et garantir une meilleure équité sportive.

Le paysage du Top 14 s’apprête à connaître une transformation significative. Le comité directeur de la Ligue Nationale de Rugby a officialisé une refonte complète du dispositif régulant les masses salariales des clubs. Cette évolution, fruit de longues discussions, répond à la nécessité d’ajuster un système parfois critiqué pour sa rigidité. L’ambition centrale est de permettre aux effectifs de s’étoffer, afin d’alléger la charge de travail des athlètes et de mieux les protéger.

Le plafond salarial va ainsi connaître une hausse graduelle. Fixé actuellement à 10,7 millions d’euros, il sera porté à 11 millions dès la saison 2026-2027. Une progression annuelle de 100 000 euros est ensuite prévue, pour atteindre 11,3 millions d’euros à l’horizon 2029-2030. Cette enveloppe élargie pourra être répartie sur un nombre de joueurs professionnels qui ne sera plus plafonné à 35, offrant ainsi une flexibilité accrue dans la gestion des groupes.

La réforme introduit par ailleurs plusieurs mécanismes inédits. Un « joker » sera désormais accordé aux clubs pour recruter un remplaçant en cas de blessure d’un joueur en sélection nationale, sans que le salaire de ce dernier n’impacte le plafond, sous certaines conditions. Le système des crédits accordés pour les internationaux, permettant de dépasser la limite, sera également revu à partir de 2027-2028. Un barème dégressif sera appliqué, avec des montants échelonnés, dans le but de limiter les écarts trop importants entre les clubs.

Pour répondre à certaines préoccupations exprimées, des éléments seront exclus du calcul du salary cap. Il s’agit notamment des primes versées via la réserve spéciale de participation et des revenus liés à des contrats d’équipementier communs au club et à ses joueurs. En revanche, la médiation en cas d’infraction sera réservée aux seuls dépassements financiers mineurs, inférieurs à 200 000 euros, excluant ainsi les manquements à l’obligation de transparence ou les écarts plus substantiels.

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