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La justice autorise Jacques Bompard à briguer un nouveau mandat à Orange

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À la veille de l’inéligibilité de son fils, l’ancien édile d’extrême droite, condamné en 2021, voit sa peine levée par la cour d’appel de Nîmes. Il confirme son intention de se présenter aux prochaines élections municipales.

La cour d’appel de Nîmes a rendu mardi une décision levant la peine d’inéligibilité qui frappait Jacques Bompard. L’ancien maire d’Orange, condamné en mars 2021 pour prise illégale d’intérêt, retrouve ainsi le droit de se porter candidat lors du prochain scrutin municipal. Cette information a été confirmée par son conseil.

Cette décision judiciaire intervient dans un contexte familial particulier. La veille, son fils Yann Bompard, qui lui avait succédé à la tête de la mairie en 2021, a été condamné par le tribunal correctionnel de Marseille à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. Il était poursuivi pour avoir occupé un emploi fictif de collaborateur parlementaire. L’avocat de Jacques Bompard a qualifié cette concomitance de singulière, soulignant que deux juridictions distinctes venaient, en l’espace de vingt-quatre heures, de modifier radicalement le paysage politique local.

Âgé de quatre-vingt-deux ans, l’ancien édile a fait part de sa surprise tout en affirmant sa volonté de se représenter. Il a déclaré que sa popularité demeurait intacte auprès des électeurs. De son côté, son fils a annoncé son intention de faire appel de sa condamnation, estimant qu’il serait en mesure de se présenter à nouveau lors des municipales de 2032.

Jacques Bompard avait dû quitter ses fonctions en 2021 après le rejet de son pourvoi en cassation. Il dirigeait la commune de trente mille habitants depuis 1995, année de son élection sous l’étiquette du Front national. Il avait par la suite quitté ce parti, fondant en 2010 la Ligue du Sud qu’il préside toujours. Les faits qui lui étaient reprochés concernaient notamment la vente d’un bien immobilier à un membre de sa famille et l’acquisition de terrains via une société civile immobilière.

Selon son défenseur, la cour d’appel aurait pris en compte le calendrier électoral. En levant l’inéligibilité à quelques semaines du scrutin, elle évite de facto de prolonger la peine de six années supplémentaires, ce qui aurait reporté une éventuelle candidature à 2032. Le jugement, rendu en audience non publique, n’était pas immédiatement consultable.

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