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La grogne monte contre les mesures budgétaires et le pouvoir d’achat

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Deux mouvements citoyens cristallisent le mécontentement populaire, rappelant l’esprit des Gilets jaunes, tandis que l’exécutif s’en inquiète.

Une vague de mécontentement prend de l’ampleur en France, portée par deux collectifs émergents qui dénoncent l’érosion du pouvoir d’achat et le décalage perçu entre les décisions politiques et les réalités du quotidien. Le premier, baptisé « Les Gueux », se présente comme une réponse au « mépris » envers les classes populaires, selon les termes de son initiateur, l’écrivain Alexandre Jardin. Le second, « Nicolas qui paie », exprime l’exaspération d’une génération d’actifs se sentant systématiquement lésée par les réformes fiscales et sociales.

Ces mobilisations, bien que distinctes, partagent un même constat. Les enquêtes d’opinion révèlent un sentiment croissant d’injustice, alimenté par des mesures perçues comme défavorables aux ménages. Les restrictions budgétaires annoncées pour 2026, avec près de 44 milliards d’euros d’économies prévues, ont renforcé cette défiance. Les critiques portent notamment sur les zones à faibles émissions, la fiscalité sur les plus-values ou encore la baisse des limitations de vitesse, perçues comme des contraintes supplémentaires pour les foyers modestes.

Au sein du gouvernement, certains redoutent une résurgence du mouvement des Gilets jaunes, dont les revendications avaient secoué le pays en 2018. Les réseaux sociaux servent aujourd’hui de caisse de résonance à cette colère, qui pourrait, selon plusieurs observateurs, se matérialiser par des manifestations dans les semaines à venir. La crainte d’une fracture entre les attentes des citoyens et les orientations politiques se fait plus pressante, alors que le malaise social semble trouver un nouvel écho dans l’opinion publique.

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