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La girafe révèle sa quadruple identité

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Une révision taxonomique majeure éclaire la diversité méconnue de cet emblème africain, ouvrant de nouvelles perspectives pour sa préservation.

L’Union internationale pour la conservation de la nature a officialisé jeudi une reclassification fondamentale concernant la girafe. Loin de former une espèce unique, cet animal iconique se divise en réalité en quatre espèces distinctes. Cette clarification s’appuie sur des critères génétiques, morphologiques et écologiques rigoureux.

Jusqu’alors considérée comme une seule entité comprenant neuf sous-espèces, la girafe se décline désormais en girafe septentrionale, réticulée, masaï et australe. Cette distinction fine permet d’affiner les stratégies de conservation en tenant compte des spécificités de chaque population et des menaces auxquelles elles font face dans leurs habitats respectifs.

Le classement de l’animal dans la catégorie « vulnérable » sur la Liste rouge depuis 2016 souligne l’urgence de ces mesures. La population continentale a chuté de près de 40% en trente ans, bien que des disparités régionales persistent. Certaines zones d’Afrique australe connaissent une progression, tandis que les régions orientales et centrales enregistrent des déclins préoccupants.

Cette nouvelle taxinomie conserve sept des neuf sous-espèces originelles, redistribuées parmi les quatre espèces. Elle offre aux scientifiques et aux protecteurs de la nature un cadre plus précis pour orienter les efforts de sauvegarde, essentiels pour cet animal dont la survie reste fragile.

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