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La Garonne entame une décrue fragile, l’ouest du pays reste en alerte

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Après des niveaux historiques, le fleuve amorce un reflux très lent, mais la menace de nouvelles précipitations maintient les autorités en état de vigilance maximale sur une large partie du territoire.

La Garonne a commencé à refluer ce lundi, après avoir atteint des hauteurs sans précédent et provoqué des débordements majeurs. Cette baisse, qualifiée de temporaire par les services hydrologiques, intervient alors que quinze départements, de la Bretagne à l’Occitanie, restent placés en vigilance orange pour le risque de crues. La situation, bien qu’en voie d’amélioration très progressive, demeure extrêmement sensible.

Dans les départements de Gironde et de Lot-et-Garonne, les plus durement touchés et toujours en alerte rouge, près de seize cents personnes ont dû être évacuées depuis le début de l’épisode. Le fleuve, sorti de son lit sur plusieurs centaines de mètres de largeur, a inondé des zones habituées aux débordements, mais jamais à une telle échelle. Les autorités locales soulignent la résilience des populations sinistrées, qui ont pour la plupart anticipé les événements.

Les prévisions météorologiques annoncent cependant de nouvelles précipitations, susceptibles de provoquer une remontée des niveaux dans les prochaines heures. Cette perspective incite à la plus grande prudence. Les conséquences des intempéries précédentes sont encore très palpables, avec des dizaines de milliers de foyers privés d’électricité ou de connexion internet, et un réseau routier local fortement perturbé par la fermeture d’environ cent cinquante axes.

Plus au nord, en Charente-Maritime, la Charente a également débordé, entraînant des inondations urbaines à Saintes. Le pic de crue y est attendu dans le milieu de semaine, sans que le record de 1982 ne soit toutefois menacé. Cet épisode météorologique intense, fruit d’une succession de perturbations, s’inscrit dans un contexte plus large évoqué par les experts.

Les scientifiques rappellent en effet que l’évolution du climat tend à rendre les précipitations hivernales plus fréquentes et plus intenses, augmentant mécaniquement les risques d’inondation. Cette réalité, déjà observable, appelle à une adaptation des territoires. Parallèlement, huit départements montagneux des Alpes et des Pyrénées sont placés en vigilance orange pour le risque d’avalanches, illustrant l’étendue des phénomènes météorologiques actifs.

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