Monde
La Gambie au seuil d’un retour en arrière sur les mutilations génitales féminines
Le pays pourrait devenir l’un des seuls au monde à rétablir la légalité de l’excision, une pratique interdite depuis 2015 mais toujours massivement répandue, suscitant l’inquiétude des survivantes et des défenseurs des droits.
La perspective d’une abrogation de l’interdiction des mutilations génitales féminines se précise en Gambie, où la Cour suprême examine une requête en ce sens. Cette procédure judiciaire, initiée par un parlementaire et des associations religieuses, place le pays à majorité musulmane dans une situation inédite, susceptible de le faire basculer parmi les rares États à revenir sur une telle prohibition. L’enjeu dépasse le cadre légal pour toucher à des questions profondes de traditions, de santé publique et de droits fondamentaux.
Les mutilations génitales féminines, qui consistent en l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes, demeurent une réalité prégnante malgré la loi de 2015. Les chiffres officiels indiquent qu’environ les trois quarts des femmes et des jeunes filles en ont été victimes. Les poursuites judiciaires restent exceptionnelles, avec une poignée de condamnations prononcées seulement huit ans après l’entrée en vigueur de l’interdiction. La pratique persiste souvent comme un rite de passage social, dont le refus peut entraîner une mise à l’écart.
Pour les partisans d’une dépénalisation, invoquant la liberté religieuse et la préservation des coutumes, l’excision relèverait d’une prescription islamique liée à la pureté. Cette position est fermement contestée par les organisations de défense des droits, qui rappellent qu’aucun texte sacré n’impose ces mutilations. Elles soulignent que la loi, même peu appliquée, constitue un garde-fou symbolique essentiel et un outil de prévention.
Les conséquences physiques et psychologiques de ces actes sont largement documentées. Les survivantes décrivent des douleurs chroniques, des complications gynécologiques sévères et un traumatisme durable. Des cas mortels, notamment chez de très jeunes enfants, ont périodiquement provoqué l’émoi dans le pays. Le vécu des femmes concernées illustre une souffrance qui se prolonge bien au-delà de l’acte initial, affectant leur santé reproductive, leur vie intime et leur bien-être général.
L’éventualité d’un revirement légal suscite une vive appréhension parmi celles qui militent pour l’éradication de ces pratiques. Elles redoutent qu’un tel signal affaiblisse les efforts de sensibilisation et expose une nouvelle génération de filles à des risques connus. Le débat, à la confluence du droit, de la religion et de la santé, engage l’avenir de la protection des femmes et des enfants en Gambie. La décision de la plus haute juridiction du pays est donc attendue avec une particulière attention, tant ses implications pourraient être profondes.
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