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Politique

La France presse Téhéran de revoir fondamentalement sa politique régionale

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En visite officielle en Israël, le ministre français des Affaires étrangères a estimé qu’une issue durable au conflit passait nécessairement par des gestes substantiels de la part de la République islamique.

Le ministre français des Affaires étrangères a lancé un appel ferme à l’adresse des autorités iraniennes depuis le territoire israélien. Lors d’une déclaration à la presse, il a souligné que les opérations militaires en cours, quelle qu’en soit l’issue, devraient être suivies d’un règlement politique garantissant une stabilité pérenne. Il a explicitement demandé à Téhéran d’accepter des compromis significatifs et d’opérer un changement profond dans son approche diplomatique. Cette évolution serait, selon lui, la condition sine qua non d’une coexistence apaisée de l’Iran avec les autres nations de la région.

Le chef de la diplomatie française a pointé du doigt plusieurs éléments constitutifs, selon Paris, d’une menace pour la sécurité internationale. Il a cité le programme nucléaire et balistique iranien, ainsi que le soutien apporté par Téhéran à diverses milices armées à travers le Moyen-Orient. Parallèlement, il a réaffirmé que la paix dans la région était également tributaire de la mise en œuvre du plan de paix pour Gaza, évoquant notamment la nécessité d’un accès humanitaire libre, du désarmement du Hamas et de la relance d’une perspective politique fondée sur la solution à deux États.

Cette prise de position intervient dans le cadre d’une tournée régionale. La veille, le ministre s’était rendu au Liban, où il s’était entretenu avec les plus hautes autorités du pays. Il a ensuite rencontré son homologue israélien à Jérusalem. À l’issue de cet entretien, le ministre israélien a indiqué avoir abordé en détail la situation conflictuelle avec l’Iran et la question du Hezbollah. Il a par ailleurs renouvelé une demande adressée à la France et à l’Union européenne, les invitant à classer l’intégralité du mouvement chiite comme organisation terroriste, et non pas seulement son aile militaire.

Évoquant la situation à la frontière israélo-libanaise, le représentant français a jugé qu’un accord de paix serait inévitable pour sortir définitivement des hostilités. Il a salué l’ouverture exprimée par les responsables libanais en faveur de discussions directes avec Israël, qualifiant cette dynamique d’opportunité historique qu’il a encouragé ses interlocuteurs israéliens à exploiter.

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