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Économie

La France lève les restrictions sur la dermatose bovine

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La ministre de l’Agriculture a annoncé la fin des mesures de confinement dans la quasi-totalité du territoire, marquant un tournant décisif dans la gestion de l’épizootie.

Annie Genevard a officialisé ce vendredi la levée des zones réglementées sur l’ensemble du territoire national, à l’exception d’un secteur limitrophe des Pyrénées-Orientales. Cette décision intervient après plus de trois semaines sans nouveau cas identifié de dermatose nodulaire contagieuse. La situation sanitaire, jugée stabilisée, permet ainsi une reprise normale des activités d’élevage et des échanges commerciaux pour les animaux.

La vaste région du Sud-Ouest, précédemment soumise à un régime strict, est désormais classée en zone vaccinale. Ce changement de statut autorise la libre circulation des bovins correctement immunisés depuis au moins vingt-huit jours, sans nécessiter d’autorisation sanitaire préalable. Les préfectures concernées ont confirmé cette évolution, saluant une amélioration notable de la situation épidémiologique.

La stratégie gouvernementale, fondée sur l’abattage systématique des troupeaux infectés et une campagne de vaccination massive, semble ainsi avoir porté ses fruits. Près de deux millions de doses de vaccin ont été administrées depuis l’émergence de la maladie sur le sol français au mois de juin dernier. Cette approche, bien que soutenue par les principales organisations agricoles, continue de faire l’objet de critiques de la part de certains syndicats qui réclament un assouplissement des mesures.

Les conséquences de l’épizootie se font toutefois encore sentir. L’absence remarquée des bovins au prochain Salon international de l’agriculture en est une illustration. Les éleveurs et les organismes de sélection ont choisi, par mesure de précaution et de solidarité, de ne pas exposer leurs animaux. La ministre a tenu à préciser que cette décision relevait d’une logique sanitaire et non d’une forme de contestation politique.

Le retour à une situation normale constitue un soulagement pour la filière bovine française, qui compte environ seize millions de têtes. Le dispositif vaccinal sera maintenu dans certaines zones l’année prochaine afin de prévenir tout risque de résurgence de la maladie.

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