Société
La France et l’Europe dénoncent une mesure américaine visant Thierry Breton
_**L’interdiction de visa frappant l’ancien commissaire européen suscite une réprobation unanime dans la classe politique française, perçue comme une atteinte à la souveraineté du Vieux Continent.**_
La décision des autorités américaines d’interdire le territoire à Thierry Breton, ancien commissaire européen au Marché intérieur, a provoqué une levée de boucliers en France. Cette mesure, qui concerne également quatre représentants d’organisations de la société civile européenne, est unanimement condamnée par les principales forces politiques, à l’exception notable du Rassemblement national, où les positions apparaissent plus nuancées.
Le président de la République, Emmanuel Macron, a exprimé son désaccord sur les réseaux sociaux, qualifiant cette initiative de pratique coercitive et intimidante à l’encontre de la souveraineté numérique européenne. Il a rappelé que la régulation européenne vise à instaurer une concurrence équitable entre les plateformes, sans cibler de pays tiers, et à garantir l’application en ligne des règles en vigueur hors ligne.
Plusieurs membres du gouvernement ont emboîté le pas. Le ministre délégué chargé de la Transition numérique, Jean-Noël Barrot, a affirmé que les peuples européens restaient libres de définir les normes applicables dans leur espace numérique. Au sein des institutions européennes, le vice-président exécutif de la Commission, Stéphane Séjourné, a salué l’action de son prédécesseur, menée selon lui dans l’intérêt général, et a assuré qu’aucune sanction ne pourrait entraver la souveraineté des citoyens européens.
La réaction a également franchi les clivages partisans. L’eurodéputé Raphaël Glucksmann a fustigé une décision qu’il juge scandaleuse, y voyant un hommage indirect au combat de Thierry Breton pour l’autonomie stratégique de l’Europe. Il a réaffirmé la nécessité pour les Européens de défendre leurs propres lois et principes.
Le paysage politique affiche toutefois une fracture au sein du Rassemblement national. Si le vice-président du parti, Sébastien Chenu, a estimé que l’administration américaine commettait une erreur sur le fond comme sur la forme, d’autres voix au sein du mouvement, comme l’eurodéputée Virginie Joron, ont manifesté une certaine compréhension envers la position des États-Unis. Cette divergence illustre les tensions internes sur les questions de souveraineté et de relations transatlantiques.
Cette affaire, qui intervient dans un contexte de tensions régulières entre Bruxelles et Washington sur la régulation des géants du numérique, dépasse le cas individuel pour incarner un différend plus large sur la capacité de l’Europe à édicter ses propres règles.
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