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La France enregistre un recul historique des décès en 2023, cancers et maladies cardiaques en tête

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Après trois années marquées par la pandémie, le pays retrouve un niveau de mortalité inférieur à celui de 2019, mais des inégalités territoriales persistent.

L’année 2023 a été marquée par une baisse significative de la mortalité en France, atteignant son niveau le plus bas depuis des années. Cette tendance s’explique principalement par le recul des décès liés au Covid-19, désormais relégué à la neuvième place des causes de mortalité. Toutefois, les tumeurs et les pathologies cardiovasculaires conservent leur place de premières causes de décès, représentant respectivement 27 % et 20 % des cas.

Les cancers demeurent la principale menace, avec une incidence en hausse pour certaines localisations comme le pancréas ou le mélanome, particulièrement chez les femmes âgées. Les maladies circulatoires, quant à elles, touchent majoritairement les personnes de plus de 85 ans. Les affections respiratoires, après un net recul pendant la crise sanitaire, ont retrouvé leur niveau d’avant-pandémie, tandis que les troubles digestifs et génito-urinaires affichent une progression inquiétante sur le long terme.

Les accidents, notamment les chutes et les collisions routières, ont également contribué à l’augmentation des décès dits « externes », alors que le taux de suicide a légèrement diminué. Par ailleurs, la mortalité infantile reste préoccupante, avec des causes principalement liées à des complications périnatales ou à des malformations congénitales.

Les disparités géographiques restent criantes : les départements d’Outre-mer, comme Mayotte et la Guyane, enregistrent des taux de mortalité bien supérieurs à la moyenne nationale, tout comme certaines régions du nord et de l’est de la France. À l’inverse, l’Île-de-France affiche des chiffres nettement plus favorables. Ces écarts s’expliquent par des différences d’accès aux soins, de conditions socio-économiques et de modes de vie.

Enfin, plus de la moitié des décès surviennent dans des établissements de santé, tandis qu’un quart se produisent au domicile des patients. Ces données soulignent l’importance d’une politique de santé publique adaptée aux spécificités territoriales et démographiques pour réduire davantage ces inégalités.

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