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La France bloque l’extradition d’un ex-ministre algérien pour raisons humanitaires

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Un ancien responsable politique algérien, gravement malade, échappe à une demande d’extradition de son pays. La justice française invoque des risques vitaux pour justifier sa décision.

La cour d’appel d’Aix-en-Provence a rejeté la demande d’extradition formulée par l’Algérie à l’encontre d’Abdesselam Bouchouareb, ancien ministre de l’Industrie et des Mines. Ce dernier, âgé de 72 ans et résidant dans le sud de la France, est poursuivi dans son pays d’origine pour des affaires liées à des détournements de fonds publics. Il encourt cinq peines de vingt ans de prison. Cependant, les magistrats français ont estimé que son état de santé fragile rendait son transfert inenvisageable.

Selon les informations rapportées, l’avocat général de la chambre de l’instruction a souligné que l’extradition exposerait Bouchouareb à un déclin rapide et irréversible de sa condition physique, mettant ainsi sa vie en danger. La cour a également invoqué l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’Homme, ainsi que l’article 5 de la convention d’extradition franco-algérienne de 2019, pour justifier sa décision. Ces textes interdisent toute mesure pouvant constituer un traitement inhumain ou dégradant.

L’Algérie, qui réclamait le retour de l’ancien ministre depuis près de dix-huit mois, voit ainsi sa demande rejetée. Bouchouareb, qui a exercé ses fonctions entre 2014 et 2017 sous la présidence d’Abdelaziz Bouteflika, est accusé d’avoir participé à des malversations économiques et financières. Malgré les accusations pesant sur lui, la justice française a choisi de privilégier des considérations humanitaires, mettant en avant l’âge avancé et la santé précaire de l’intéressé.

Cette décision illustre les tensions parfois existantes entre les impératifs de justice et les principes de protection des droits fondamentaux. Elle soulève également des questions sur l’équilibre à trouver entre la coopération judiciaire internationale et le respect des engagements éthiques et légaux de la France en matière de droits humains.

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