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La France appelle à un désarmement du Hezbollah et au respect de la souveraineté libanaise


Le président français a exposé une feuille de route pour la stabilisation de la frontière israélo-libanaise, conditionnant toute paix durable au renoncement de l’État hébreu à toute ambition territoriale et au désarmement de la milice chiite.
Lors d’un échange avec la presse aux côtés du Premier ministre libanais, le chef de l’État a présenté les contours d’une sortie de crise pour le Sud-Liban. Il a estimé que la trêve actuelle, dont l’échéance approche, devait être prolongée pour enclencher un processus de stabilisation durable. Cette dynamique passerait, selon lui, par un accord politique garantissant la sécurité mutuelle et l’intégrité territoriale du Liban, prélude à une normalisation des relations.
Le désarmement du Hezbollah constitue un pilier central de cette vision. Le président a indiqué que ce processus devait être mené par les institutions libanaises elles-mêmes, par la voie qu’elles jugeront appropriée. Il a toutefois mis en garde contre toute action qui affaiblirait la souveraineté de l’État, soulignant que la présence de forces étrangères sur le sol libanais ou des bombardements continuaient d’entraver cette perspective. La stabilisation exige, a-t-il insisté, que le Hezbollah cesse ses attaques contre Israël et renonce à se substituer aux prérogatives de l’État.
Dans le même temps, il a adressé un message ferme à l’État hébreu, lui enjoignant d’abandonner toute velléité territoriale au Liban. La sécurité d’Israël, a-t-il affirmé, repose sur l’existence d’un Liban fort et souverain, et non sur une politique susceptible d’engendrer le chaos. Interrogé sur d’éventuelles sanctions européennes, il a adopté une position de prudence, jugeant inopportune une confrontation au moment où des discussions sont en cours. Il a toutefois reconnu la légitimité des interrogations sur les relations avec Israël si sa politique devait perdurer.
De son côté, le Premier ministre libanais a rappelé les exigences de son pays dans les négociations en cours, à savoir un retrait complet des forces israéliennes, la libération des détenus et le retour des personnes déplacées. Une nouvelle session de pourparlers sous médiation américaine est prévue dans les prochains jours.
Concernant l’engagement international, la France s’est dite prête à maintenir sa présence sur le terrain après le retrait programmé de la force intérimaire des Nations unies, en coopération avec ses partenaires les plus impliqués. Le président a salué le regain d’attention des États-Unis sur le dossier et les a appelés à soutenir les efforts pour renouveler ou redéfinir le mandat de cette mission. Enfin, face aux besoins humanitaires urgents exprimés par Beyrouth, il a promis de reprogrammer une conférence de soutien aux forces de sécurité libanaises dès que les autorités locales le jugeront nécessaire.





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