Économie
La filière cacao ivoirienne paralysée par une crise de liquidité
Le premier producteur mondial fait face à un engorgement sans précédent. Des centaines de tonnes de fèves s’entassent dans les coopératives, privant des milliers de planteurs de leurs revenus, dans un contexte de chute des cours mondiaux.
À Duekoué, dans l’ouest du pays, les hangars des coopératives agricoles regorgent de sacs de cacao. Les exportations, habituellement dynamiques, sont quasiment à l’arrêt. Les demandes de connaissements, documents indispensables pour l’expédition, restent sans réponse de la part du Conseil Café Cacao, l’organe régulateur de la filière. Cette situation bloque les paiements en cascade, laissant les producteurs sans ressources depuis plusieurs semaines.
Le mécanisme de fixation du prix garanti aux planteurs, décidé deux fois par an par les autorités, se trouve au cœur des difficultés. Annoncé à un niveau historiquement élevé à l’automne dernier, ce tarif officiel est aujourd’hui très éloigné de la valeur du cacao sur les marchés internationaux, qui a considérablement baissé ces derniers mois. Cet écart décourage les acheteurs, qu’ils soient nationaux ou étrangers, qui retardent leurs acquisitions dans l’attente d’un ajustement à la baisse du prix administré.
Les conséquences sur le terrain sont immédiates et sévères. Les coopératives, qui fonctionnent comme des intermédiaires, ne peuvent régler les producteurs en l’absence de ventes. De nombreux agriculteurs se retrouvent contraints de brader leur récolte à des prix inférieurs pour faire face à des besoins urgents, comme des frais médicaux ou funéraires. Des cas de disparition d’acheteurs sans avoir honoré leurs dettes sont également rapportés, aggravant la précarité des familles.
Les observateurs de la filière pointent un désaccord latent entre les exportateurs et le régulateur. Les premiers hésiteraient à s’engager à un prix qu’ils jugent non compétitif, tandis que le fonds de garantie prévu pour compenser leurs pertes éventuelles dans ce scénario ne semble pas activé. Cette impasse administrative et commerciale laisse les planteurs, pourtant censés être protégés par le système de prix minimum, dans une grande vulnérabilité.
Cette crise rappelle des épisodes antérieurs de mévente, où les cours s’étaient effondrés. Elle met en lumière les tensions structurelles d’une filière vitale pour l’économie nationale, tiraillée entre la nécessité de rémunérer dignement le travail des agriculteurs et les impératifs d’un marché mondial extrêmement volatil. L’attente, désormais, porte sur une résolution rapide des blocages logistiques et une clarification des engagements financiers de toutes les parties prenantes.
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