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La défense clame l’innocence au procès du naufrage du San Juan

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Devant le tribunal, l’ancien commandant des sous-marins argentin a assuré que le bâtiment était parfaitement opérationnel, rejetant toute responsabilité dans la disparition des 44 marins.

L’ancien commandant de la force des sous-marins argentins, Claudio Villamide, a fermement défendu son action mercredi devant la cour de Rio Gallegos. Il a déclaré que le sous-marin ARA San Juan, disparu en novembre 2017 avec ses 44 membres d’équipage, était en parfait état de naviguer. Ces affirmations interviennent au deuxième jour d’un procès historique où quatre anciens officiers de marine sont jugés pour des manquements présumés ayant conduit à la perte du bâtiment.

Claudio Villamide, l’un des principaux accusés, a catégoriquement rejeté les charges retenues contre lui. Il a estimé que les accusations étaient infondées et a souligné avoir toujours agi en conformité avec les règlements en vigueur. Selon ses déclarations, le sous-marin respectait toutes les normes de sécurité et disposait de l’équipement requis au moment de son dernier voyage. Une position en contradiction directe avec l’acte d’accusation, qui estime que le naufrage était un événement prévisible en raison de l’état de l’unité.

Le procès, qui s’est ouvert mardi, examine les circonstances ayant mené à la plus lourde perte de la marine argentine en temps de paix. Le San Juan, un sous-marin d’attaque construit dans les années 1980, avait signalé une avarie électrique et un début d’incendie avant de sombrer dans l’Atlantique Sud. Son épave fut localisée un an plus tard par une entreprise privée, reposant par près de 900 mètres de fond avec la coque déformée, signe d’une implosion violente.

La défense de M. Villamide a fait valoir l’absence de preuves techniques concluantes pour établir les causes exactes de la catastrophe. Son avocat a pointé l’impossibilité, après huit années d’enquête, de déterminer pourquoi l’équipage avait perdu le contrôle du navire. Une hypothèse technique, évoquée durant l’instruction, suggère une entrée d’eau par une valve défectueuse ayant provoqué un incendie puis une explosion dans le compartiment des batteries. Cette piste n’a jamais pu être confirmée en l’absence de renflouement de l’épave.

Les audiences, qui se tiendront une semaine sur deux, pourraient se prolonger jusqu’au milieu de l’année. Une dimension humaine marque ce procès par l’absence notable des familles des disparus. La majorité d’entre elles, résidant loin de Rio Gallegos, ne disposent pas des ressources nécessaires pour assister aux débats, selon l’avocate qui en représente plusieurs.

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